L'affaire a fait grand bruit il y a quelques semaines en Bretagne. Une quinzaine de maisons communales ont été taguées de deux chiffres : l'un précisant le pourcentage de résidences secondaires recensées dans chacune des municipalités concernées, l'autre leur nombre réel. Un signal envoyé par certains habitants pour se plaindre du haut taux de logements de vacances dans la région. Dans certaines communes telles que Sarzeau, dans le Morbihan, il dépasse les 60 %. Dans les Côtes-d'Armor, il atteint 71 % à Carnac alors qu'il grimpe à 80 % à Arzon. Une tendance qui ne devrait pas diminuer à l'avenir. Au contraire : la transformation des villes côtières en stations de villégiature ne cesse de s'accentuer sous les coups de boutoir de certains promoteurs immobiliers. D'ailleurs, la péninsule armoricaine se classe déjà au quatrième rang des régions françaises présentant le taux de résidences secondaires le plus élevé, avec 13 % de ses logements. La Corse est loin devant avec 37,2 %.
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