Récemment, l'agence Schroders a publié une étude internationale sur la quête des marchés actions ou régions les plus et les moins chers au monde. Dans ce cadre, il a été tenu compte des cinq indicateurs de valorisation suivants : le rapport cours/bénéfice attendu (forward P/E), le rapport valeur boursière/bénéfice de toutes les entreprises reprises dans l'indice (trailing P/E), le rapport cours/bénéfice pondéré selon le cycle (CAPE ; bénéfice moyen des dix dernières années corrigé selon l'inflation), le cours/valeur comptable et enfin, le rendement du dividende.
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Récemment, l'agence Schroders a publié une étude internationale sur la quête des marchés actions ou régions les plus et les moins chers au monde. Dans ce cadre, il a été tenu compte des cinq indicateurs de valorisation suivants : le rapport cours/bénéfice attendu (forward P/E), le rapport valeur boursière/bénéfice de toutes les entreprises reprises dans l'indice (trailing P/E), le rapport cours/bénéfice pondéré selon le cycle (CAPE ; bénéfice moyen des dix dernières années corrigé selon l'inflation), le cours/valeur comptable et enfin, le rendement du dividende. La conclusion de Schroders est claire : Wall Street est trop chère et l'Europe le devient, tandis que le Japon est intéressant. À 1,3 fois le cours/valeur comptable, la Bourse japonaise se distingue clairement des États-Unis (3,1 fois) et de l'UE (1,9 fois). Les actions japonaises n'ont finalement pas encore fait l'objet d'un " rerating " en termes de valorisation malgré les taux ultra faibles. Le redressement de cours, ces dernières années, n'a finalement que suivi le rétablissement des bénéfices d'entreprises. Ces résultats devraient d'ailleurs continuer de s'améliorer en 2017. Si l'on considère la revalorisation attendue du marché actions japonais du fait des achats fréquents par la Bank of Japan (BoJ), le renforcement des positions par les investisseurs privés et institutionnels (nationaux comme internationaux) et l'augmentation des rachats d'actions propres par les entreprises japonaises, il ne fait aucun doute que le potentiel de la Bourse japonaise est assuré pour cette année et les suivantes. Plusieurs trackers permettent de miser sur un redressement de ces marchés. L'indice sous-jacent qu'ils utilisent peut varier et ils ne couvrent pas tous le risque devise. Notre favori, qui est également en portefeuille modèle, est le plus grand tracker européen sur le Japon, l'iShares MSCI Japan EUR hedged ETF. La société canadienne de royalties et de streaming sur les métaux précieux Franco-Nevada (FNV) a communiqué ses résultats pour le premier trimestre. En outre, pour la 10e année consécutive depuis son introduction en Bourse (IPO) en 2007, elle a annoncé le relèvement de son dividende. Il augmente d'un centime de dollar, à 0,23 dollar brut par action. Sur une base annuelle, le rendement brut ressort à 1,3 %, mais pour les actionnaires qui ont souscrit à l'IPO, il s'élève à 6,1 %- et à 8,3 % en dollar canadien. L'an dernier, FNV a versé aux actionnaires 157 millions de dollars, le montant le plus important jamais distribué dans le secteur aurifère. FNV met par ailleurs un point d'honneur à ne pas le revoir à la baisse. Sur la base de son portefeuille de projets actuel, FNV pourrait maintenir le dividende à son niveau d'aujourd'hui pendant au moins 35 ans. Qui plus est, le potentiel haussier de FNV est sous-estimé : des réserves supplémentaires ont été découvertes sur ses actifs miniers. Les actifs que la société comptait en portefeuille au moment de l'IPO totalisaient 32 millions d'onces d'équivalents or de réserves (prouvées et probables) et 33 millions d'onces de ressources (mesurées et indiquées ; niveau de certitude inférieur). Pendant la période de 2008 à 2016, ces actifs ont produit 28 millions d'onces d'équivalents or. Les réserves ont depuis lors augmenté de 89 %, à 61 millions d'onces, et les ressources de 37 %, à 45 millions d'onces. Les 46 actifs en production du groupe ont à nouveau présenté un solide premier trimestre : la production s'est accrue de 23,4 % par rapport à la même période il y a un an, à 131.578 onces d'équivalents or, un nouveau record. Le prix moyen de l'or a progressé de 3,2 %, à 1219 dollars l'once. En conséquence, le chiffre d'affaires (CA) a grossi de 30 %, à 172,7 millions de dollars (un nouveau record également) ; 91,5 % du CA provenaient des métaux précieux (dont 71,2 % d'or et 14,1 % d'argent), mais le CA sur le portefeuille de royalties sur le pétrole et le gaz s'est aussi accru de 3,6 millions de dollars, à 10,9 millions. Le cash-flow opérationnel apuré (EBITDA) a augmenté de 23,1 %, à 128,5 millions de dollars, le bénéfice net apuré s'est amélioré de 60 %, à 44,8 millions de dollars ou 0,25 dollar par action (0,23 dollar escompté). Les prévisions de production pour 2017, de 470 à 500.000 onces d'équivalents or (464.383 en 2016), ont été confirmées. Fin mars, FNV disposait (y compris une facilité de crédit non utilisée de 1,1 milliard de dollars) de 1,5 milliard pour financer de nouvelles opérations. À court terme, le directeur David Harquail prévoit 1 milliard de dollars pour étoffer sensiblement son portefeuille de royalties. Ce trimestre, une transaction de 110 millions de dollars (Midland Basin, Texas) a été finalisée, après une première transaction fin 2016 de 100 millions (STACK, Oklahoma). En revanche, aucune transaction importante n'est prévue dans le secteur des métaux précieux, mais FNV prévoit de pouvoir participer dès 2018 à des financements plus importants de nouvelles mines aurifères. Bien que récemment l'action ait connu une période très positive, elle demeure digne d'achat sur la base des perspectives excellentes à long terme (note 1B). Paru sur initiedelabourse.be le 6 juinSur la base de son portefeuille de projets actuel, Franco-Nevada pourrait maintenir le dividende au niveau d'aujourd'hui pendant 35 ans au moins.