On le sait, en Belgique, les motorisations dites alternatives ont du mal à décoller derrière l'essence et le diesel. Ainsi, en 2018, l'immatriculation de voitures et camionnettes roulant au CNG n'a constitué que 0,8 % du total.

Ce carburant recèle pourtant de nombreux avantages. Le CNG est donc du gaz naturel comprimé que l'on injecte dans le réservoir à une pression de 200 bars. Sur un plan écologique, comparé à un diesel de la dernière génération, un moteur au CNG rejette moins de CO2 (11 % en moyenne), moins de particules fines (77%) et moins d'oxydes d'azote (NOx - 90%). Il est aussi moitié moins bruyant.

Sur un plan économique, il est aussi très intéressant selon une étude économique de la Creg révélée par nos confrères de La Libre Belgique. Le régulateur s'est penché sur le prix d'achat et sur les coûts du carburant, étant entendu que le prix d'une assurance ou de l'entretien n'est pas très différent entre les trois motorisations. Selon l'étude, parcourir 100 km en voiture coûterait 3,95 euros avec le CNG, 6,54 pour le diesel et 6,93 avec l'essence. En prenant en compte le prix d'achat, en moyenne, une voiture au CNG devient plus rentable que son homologue roulant au diesel après 15.000 km. Et même depuis le 1er kilomètre avec les primes wallonnes ou l'exemption des taxes en Flandre. Face à l'essence, la rentabilité du CNG n'est atteinte qu'après 80.000 km ou 65.000 km avec primes et exemption. Pour les camionnettes, le résultat est assez comparable face à l'essence. Face au diesel, la rentabilité n'est atteinte qu'à partir de 30.000 km, immédiatement en Flandre avec les primes. Pour les camions, sans subsides, il n'est pas possible d'atteindre une rentabilité suffisante.

Evidemment, le développement de stations-services adaptées est essentiel pour promouvoir ce carburant. Actuellement, elles ne sont que 107 en Belgique dont une à Bruxelles et 19 en Wallonie...