Pour départager les quelque 180 projections, il y a d'abord la catégorie reine, celle des longs métrages. Elle s'ouvre avec Jeune femme, de Léonor Serraille, vu dans Un certain regard à Cannes 2017, y décrochant la Caméra d'Or : l'histoire d'une jeune fille à la conquête de Paris. Jusqu'à la clôture, lors de laquelle sera proposé Diane a les épaules de Fabien Gorgeart, on pourra visionner à Namur - ...

Pour départager les quelque 180 projections, il y a d'abord la catégorie reine, celle des longs métrages. Elle s'ouvre avec Jeune femme, de Léonor Serraille, vu dans Un certain regard à Cannes 2017, y décrochant la Caméra d'Or : l'histoire d'une jeune fille à la conquête de Paris. Jusqu'à la clôture, lors de laquelle sera proposé Diane a les épaules de Fabien Gorgeart, on pourra visionner à Namur - et un peu en décentralisation - les autres films de la compétition officielle, comme le Maryline de l'acteur Guillaume Galienne ou Chien de Samuel Benchetrit, avec Bouli Lanners. Privilège au nom et à la carrière de Raymond Depardon, on trouve également en compétition 12 jours, undocumentaire signé par le célèbre cinéaste français. Celui-ci filme les patients psychiatriques, enfermés sans leur consentement et présentés au juge. Toujours côté documentaires, Sarah Moon Howe traite d'un sujet parallèle, mais d'une manière radicalement différente, dans Celui qui sait saura qui je suis, jeu de piste dans les institutions psychiatriques peu riantes d'Ukraine. Plus frappant encore, le film de Barbet Schroeder dont Le vénérable W se penche sur le bouddhisme extrémiste en Birmanie, clôturant ainsi sa Trilogie du mal (le réalisateur avec consacré des documentaires à Idi Amin Dada en 1974 et à Jacques Vergès en 2007). Moins dramatique, la bonne idée du Festival international du film francophone (FIFF) de créer une ouverture avec un focus sur le cinéma flamand : une dizaine de films, dont l'excellent Cargo, de Gilles Coulier. Le festival n'oublie pas non plus le réalisateur local Thierry Zéno, Namurois de naissance et mort le 7 juin de cette année, avec Vase de noces, son film datant de 1974, jugé scandaleux, un véritable ovni... De nombreux courts métrages sont également présentés. Et cette année, l'invité d'honneur du FIFF est Nicolas Duvauchelle, ayant sélectionné trois oeuvres, dont Les corps impatients de Xavier Giannoli. Du 29 septembre au 6 octobre à Namur, www.fiff.be Par Philippe Cornet