On aurait aimé un signal fort. Une nomination un peu moins politique dans un climat où l'on tente, vainement, d'insuffler un vent de bonne gouvernance dans des instances supposées indépendantes. Rien n'y fait. Au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), le Parti socialiste garde la ma...

On aurait aimé un signal fort. Une nomination un peu moins politique dans un climat où l'on tente, vainement, d'insuffler un vent de bonne gouvernance dans des instances supposées indépendantes. Rien n'y fait. Au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), le Parti socialiste garde la main et, au fil des années, ses hommes d'appareil se succèdent inlassablement à la tête du gendarme de l'audiovisuel. Après Marc Janssen (ancien porte-parole d'Elio di Rupo) nommé en 2007 et Dominique Vosters (ex-directeur de cabinet adjoint de Fadila Laanan) désigné en 2012, c'est donc au tour de Karim Ibourki (encore directeur stratégie et communication du PS il y a trois mois à peine) de décrocher la présidence du CSA. Certes, il ne nous appartient pas de juger pour l'instant les compétences de cet ancien photographe de presse reconverti en homme de parti dans les matières audiovisuelles, mais cette nomination pose à nouveau question. D'autant plus que des dossiers délicats attendent Karim Ibourki sur son bureau au CSA. Parmi eux : le nouveau plan de fréquences qui doit voir le jour l'année prochaine et pour lequel, par exemple, les radios Mint (groupe RTL) et Chérie FM (groupe NRJ-Nostalgie) se battent. Anecdotique ? Pas vraiment. Proche du PS, le CEO de RTL Belgique Philippe Delusinne ne part-il pas d'office favori dans cette course avec Marc Vossen, directeur général de NRJ-Nostalgie qui, lui, a plutôt l'oreille du cdH ? F.B.