Ou le cirque rencontre le conservatoire. Belle initiative que cette soirée proposée par le Théâtre de Liège, baptisée On n'y arrivera pas tout seuls. Un pluriel décisif puisqu'en posant une question dans l'air du temps - comment trouver un monde meilleur ? - il s'agit de ré...

Ou le cirque rencontre le conservatoire. Belle initiative que cette soirée proposée par le Théâtre de Liège, baptisée On n'y arrivera pas tout seuls. Un pluriel décisif puisqu'en posant une question dans l'air du temps - comment trouver un monde meilleur ? - il s'agit de réunir une trentaine de jeunes talents issus de l'Ecole supérieure des arts du cirque (Esac) et du Conservatoire de Liège. La première est une institution bruxelloise créée au début des années 1980 et toujours la seule du genre en Belgique. L'Esac propose une formation en trois ans, artistique mais aussi d'une haute ambition technique, multidisciplinaire, à tendance contemporaine. Depuis la rentrée 2017, l'Esac dispose d'un bâtiment ultra-moderne sur le site anderlechtois du Ceria. Pas moins moderne, le Conservatoire de Liège a été parmi les tout premiers à sortir d'un enseignement strictement classique en musique, en particulier sous la direction du compositeur Henri Pousseur qui, entre 1976 et 1986, a encouragé les classes de jazz, d'improvisation et de recherche contemporaine. D'autres, comme le saxophoniste Steve Houben, ont ensuite fait baigner les cours dans la créativité actuelle. Ces multiples héritages devraient garantir une rencontre fructueuse sur la scène du Théâtre de Liège.