La neuvième Biennale de la photographie propose en Condroz liégeois et namurois pas moins de 20 expositions, installées dans deux villages distants de 8 km, Grand-Marchin et Ossogne. Le projet est d'autant plus original que la plupart des images sont installées chez l'habitant. Un événement qui se veut...

La neuvième Biennale de la photographie propose en Condroz liégeois et namurois pas moins de 20 expositions, installées dans deux villages distants de 8 km, Grand-Marchin et Ossogne. Le projet est d'autant plus original que la plupart des images sont installées chez l'habitant. Un événement qui se veut familial mais qui, en 2017, attirait tout de même plus de 4.000 visiteurs sur le thème du rêve. Cette année, la biennale est consacrée aux " murmures humains du monde ", avec des propositions extrêmement diverses, motivées selon les organisateurs, par " la création artistique actuelle, l'expression citoyenne et aussi un tourisme culturel ". Et ceci dans une agréable région boisée peu avare en châteaux et maisons de pierre. Le spectre large de la sélection incorpore des photographes semi-amateurs comme Christian Cadet (1946-1988) au noir et blanc sensible, et des artistes plus confirmé, par exemple l'Ecossais Colin Gray chroniquant au long terme la vie de ses parents et le reconnu Renaud Monfourny, fondateur et photographe historique des Inrocks, fameux pour ses portraits des générations rock depuis les années 1980. La biennale propose également de la musique - un concert d'Alain Pire ce 10 août - et même un hommage rendu ce 15 août à Woodstock par la projection du film célébrant l'événement américain. Sans oublier un choix opéré dans les larges collections de Contretype, la belle galerie bruxelloise.