Caractéristiques

Les comptes à terme et les bons de caisse sont souvent confondus. Ces deux produits d'épargne présentent pourtant des différences. Comme l'indique son nom, un compte à terme est un compte. L'argent que vous y versez figure au bilan de la banque, comme pour un compte d'épargne ou un compte à vue. Le bon de caisse, quant à lui, est un titre de créance émis par une banque, à l'instar des bons d'Etat émis par l'Etat belge. Le bon de caisse et le bon d'Etat figurent sur un compte-titres, ce dernier pouvant être soumis à des frais qui ne s'appliquent pas à un compte à terme. En outre, les bons de caisse et d'Etat peuvent être revendus à d'autres investisseurs si vous devez récupérer votre mise avant l'échéance, ce qui n'est pas le cas d'un compte à terme. Aut...

Les comptes à terme et les bons de caisse sont souvent confondus. Ces deux produits d'épargne présentent pourtant des différences. Comme l'indique son nom, un compte à terme est un compte. L'argent que vous y versez figure au bilan de la banque, comme pour un compte d'épargne ou un compte à vue. Le bon de caisse, quant à lui, est un titre de créance émis par une banque, à l'instar des bons d'Etat émis par l'Etat belge. Le bon de caisse et le bon d'Etat figurent sur un compte-titres, ce dernier pouvant être soumis à des frais qui ne s'appliquent pas à un compte à terme. En outre, les bons de caisse et d'Etat peuvent être revendus à d'autres investisseurs si vous devez récupérer votre mise avant l'échéance, ce qui n'est pas le cas d'un compte à terme. Autre différence, les banques n'appliquent pas toujours le même taux d'intérêt pour les bons de caisse et les comptes à terme. Pour une période de huit ans, par exemple, il faut se lever tôt pour trouver un compte à terme rapportant plus de 1% net (CKV), et vous aurez déjà de la chance si vous obtenez un rendement annuel de 0,5% sur la même période. Le compte à terme aussi bien que le bon de caisse nominatif (ou enregistré sur un compte nominatif) sont couverts par la garantie des dépôts bancaires. Depuis 2008 et la suppression des titres au porteur, tous les bons de caisse sont en principe devenus nominatifs. Les banques participent à la protection des épargnants en contribuant au Fonds de garantie. En cas de défaut de paiement ou de faillite d'une banque, le Fonds de garantie dédommage alors les épargnants ayant perdu leur épargne, dans les 20 jours ouvrables et à concurrence de 100.000 euros par banque et par personne. Une couverture temporaire de maximum 500.000 euros est également prévue pour les capitaux provenant de transactions immobilières ou du paiement d'une assurance, à condition que lesdits capitaux aient été versés dans les six mois précédant la faillite. Si vous souhaitez récupérer votre argent avant l'échéance du compte à terme, vous devez vous adresser à votre banque. Généralement, en plus des frais administratifs, la banque exigera alors une indemnité de remploi. Contrairement aux intérêts du compte d'épargne, les intérêts générés par un compte à terme ne sont pas exonérés du précompte mobilier, qui s'élève en l'occurrence à 30%. Prudence, donc, au moment d'examiner les rendements bruts des comptes à terme, qu'il vaut mieux éviter de comparer avec les rendements des comptes d'épargne. Comme pour les comptes d'épargne, les prévisions pour les comptes à terme, les bons de caisse et les bons d'Etat ne sont pas à la fête. La dernière émission d'un bon d'Etat date de mars 2019. Ensuite, il s'est avéré que l'Agence de la dette était impossible de garantir au petit investisseur un rendement positif, même sur 10 ans. Plusieurs banques ont arrêté d'émettre des bons de caisse tant l'intérêt des investisseurs se flétrit. Actuellement, la valeur totale des bons de caisse n'atteint pas 10 milliards d'euros. Il est vrai, cependant, qu'une hausse des taux pourrait influer plus rapidement sur les rendements des nouveaux comptes à terme, bons de caisse et bons d'Etat. S'agissant des comptes d'épargne, les anciennes obligations assorties d'un coupon plus élevé dans les portefeuilles d'investissement doivent toujours être remplacées à l'échéance par des obligations assorties d'un coupon plus faible. Les banques partent du principe que cette masse d'épargne restera immobile pendant quelques années au moins, et elles investissent donc ces capitaux. " Les taux actuellement très bas sont la conséquence d'un surplus d'épargne et de trop peu d'investissements, comme c'est le cas en Allemagne. La BCE n'est pas l'unique responsable. " Marcel Fratzscher, économiste et professeur à l'université Humboldt de Berlin