Thomas Bjørn a finalement fait le choix de la sagesse. A l'heure de désigner ses quatre derniers sélectionnés pour la prochaine Ryder Cup (du 28 au 20 septembre au Golf National de Paris), le capitaine européen a privilégié l'expérience et a décerné les précieux sésames à de vieux briscards : l'Espagnol Sergio Garcia (38 ans), le Suédois Henrik Stenson (42 ans) et les Anglais Paul Casey (41 ans) et Ian Poulter (42 ans).
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Thomas Bjørn a finalement fait le choix de la sagesse. A l'heure de désigner ses quatre derniers sélectionnés pour la prochaine Ryder Cup (du 28 au 20 septembre au Golf National de Paris), le capitaine européen a privilégié l'expérience et a décerné les précieux sésames à de vieux briscards : l'Espagnol Sergio Garcia (38 ans), le Suédois Henrik Stenson (42 ans) et les Anglais Paul Casey (41 ans) et Ian Poulter (42 ans). Cette décision n'est pas vraiment surprenante. Parmi les huit joueurs qualifiés par voie directe (classements mondiaux et européens), on dénombrait cinq rookies : l'Espagnol Jon Rahm, le Danois Thorbjørn Olesen, le Suédois Alex Norén et les Anglais Tommy Fleetwood et Tyrell Hatton. Il était, quelque part, logique d'encadrer ces néophytes par des champions rodés à l'exercice. La Ryder Cup est une compétition totalement atypique. Dans un sport traditionnellement individualiste, elle se joue par équipe avec, en toile de fond, de nombreux matches de double. Il est donc important de s'appuyer sur une équipe homogène et expérimentée. Parallèlement, c'est aussi une épreuve où tout se joue dans la tête, tant la pression est grande. " Je n'ai jamais autant tremblé que sur le tee n°1 de ma première Ryder Cup ", raconte souvent Nicolas Colsaerts. C'est dire s'il est essentiel de compter sur des joueurs solides mentalement. Sur ses seuls derniers résultats (pas un cut passé lors des quatre derniers grands chelems), Garcia ne méritait pas d'hériter d'une wild card. Mais Thomas Bjørn n'a pas hésité. " Sergio est l'âme de notre formation. Il joue un rôle essentiel sur les greens et en dehors ", a-t-il expliqué. Son analyse n'était guère différente à l'égard de Ian Poulter. " Son coeur bat au rythme de la Ryder Cup. Il possède un esprit d'équipe exceptionnel et une rage de vaincre incroyable qu'il transmet à tous ses partenaires dans le vestiaire, un peu comme le fait un capitaine de football. " Certains regretteront les absences de plusieurs (jeunes) joueurs en grande forme comme Rafael Cabrera-Bello, Matthew Fitzpatrick, Matt Wallace ou... Thomas Pieters. Secrètement, le joueur anversois rêvait évidemment de monter à bord du dernier wagon. Fort de ses récents bons résultats (sixième place au PGA Championship, dernier major de la saison) et de ses fantastiques prestations lors de l'édition de 2016 à Hazeltine (quatre points gagnés, un record pour un rookie), le Belge faisait clairement partie des candidats. " Mais je me suis réveillé un peu tard cette saison et je n'ai pas réussi à gagner le tournoi qui aurait, in fine, fait la différence ", constatait-il avec un zeste de philosophie et de déception dans la voix.