Dexia, la bad bank qui a hérité de tous les actifs risqués de l'ex-empire financier éponyme, poursuit la réduction de son bilan. Lors des six premiers mois de l'année, elle a pu se délester d'instruments représentant 1...

Dexia, la bad bank qui a hérité de tous les actifs risqués de l'ex-empire financier éponyme, poursuit la réduction de son bilan. Lors des six premiers mois de l'année, elle a pu se délester d'instruments représentant 13 milliards d'euros. Conséquence : sa taille est passée au 30 juin sous le seuil symbolique des 200 milliards (199,3 milliards pour être précis). Voici cinq ans, en juin 2012, ce bilan se montait encore à 411 milliards. A noter qu'en décembre 2008, après la crise des subprimes, il culminait à 651 milliards mais son périmètre comptait encore une flopée de filiales, cédées depuis lors : FSA, Dexia Banque Belgique/Belfius, DenizBank, BIL, Dexia Asset Management, etc. Il reste aujourd'hui un portefeuille de produits financiers divers que la direction de Dexia travaille à liquider ou dont elle attend l'extinction naturelle. Ce processus de délestage s'est accéléré depuis juin 2016. Cela tient aux conditions favorables sur les marchés : les investisseurs ont repris goût au risque et sont davantage prêt à racheter à Dexia ses actifs. Par Jean-Christophe de Wasseige