La plateforme Online Solution Attorney est dans le collimateur du barreau flamand. L'OVB (Orde van Vlaamse Balies) s'inquiète du mode de fonctionnement de la start-up, qui rassemble une bonne centaine d'avocats en Belgique, en France et au Luxembourg, et propose des services de consultation juridique en ligne.

Selon l'OVB, la jeune legaltech (start-up active dans le domaine du numérique au service du droit) contrevient aux règles déontologiques de la profession. Le barreau flamand considère qu'Online Solution Attorney (OSA) fait de " l'apport d'affaires " en mettant en contact avocats et clients via sa plateforme. La " contribution aux frais techniques et administratifs " (15 % maximum de la prestation) réclamée par la start-up aux avocats qui utilisent ses services en ligne cacherait en réalité une commission pour apport d'affaires, ce qui est interdit. L'OVB estime dès lors que les avocats flamands ne sont pas tenus de rémunérer OSA pour ses services.

C'est un coup dur pour la legaltech, qui vient de voir plusieurs avocats flamands issus du barreau d'Anvers quitter sa plateforme, suite, semble-t-il, à un courrier de leur bâtonnier. " C'est une situation surréaliste, estime Jeoffrey Vigneron, cofondateur d'OSA. Le barreau francophone ne voit rien à redire à nos services, il nous met d'ailleurs en avant dans le cadre de son incubateur. Quant au barreau parisien, il vient de nous apporter son soutien. Nous ne comprenons pas l'attitude du barreau flamand, mais nous restons à leur disposition pour expliquer notre modèle. "