L'exercice s'appelle " L'entreprise, je veux savoir ". Avec cette brochure de 40 pages dont la 12e édition vient de sortir, l'Union wallonne des entreprises (UWE) dispose d'un outil qui permet de mieux comprendre les réalités de l'économie wallonne et de ses entreprises. L'UWE y répond à 12 questions pour livrer un état des lieux précis du secteur privé.

Ainsi, à fin 2017 (derniers chiffres compilés), il y avait 78.521 entreprises privées ayant leur siège social en Wallonie. Soit 29,5 % de toutes les sociétés belges. Elles fournissent 706.793 postes de travail, soit 67 % de l'emploi salarié wallon. C'est moins qu'en Flandre où la proportion monte à 78 %. Ce tissu économique est constitué à 99,6 % de PME. En fait, la Wallonie ne compte que 350 entreprises de plus de 200 salariés. C'est peu mais, à elles seules, elles comptent pour 20 % des postes cités plus haut. La plus grande s'appelle évidemment GSK (8.902 emplois). Elle trône en tête du classement loin devant Louis Delhaize (Cora, Match : 4.808), Renmans (2.413) et Laurenty (2.442).

Les entreprises se concentrent dans les provinces du Hainaut et de Liège (un tiers chacune) mais c'est dans le Brabant wallon que le taux de concentration est le plus élevé (26 entreprises pour 1.000 habitants). Le taux de création net (entre 2008 et 2017) s'est élevé à 2,7 %. Un chiffre plus faible qu'en Flandre (3,4 %) en raison d'un taux de disparition plus élevé. En effet, le taux de survie d'une entreprise wallonne après sept ans n'est que de 76 % pour 81 % en Flandre. Mais en termes de création d'emplois, la Wallonie fait mieux puisqu'entre 2003 et 2017, 131.000 emplois nets y ont été créés par les entreprises, soit un taux de croissance annuel moyen de 1,5 % (1,3 en Flandre). Enfin, 67 % de la valeur ajoutée marchande est assurée par les services (commerce, horeca, services aux entreprises, services financiers, etc.) pour 20 % à l'industrie, 7 à la construction et 4 à l'énergie.