Elle fait encore rêver, voire fantasmer, de nombreux candidats acquéreurs en quête de quiétude et d'espaces verts. Auprès d'un certain public, l'attractivité de la maison quatre façades ne se dément pas. Et ce malgré les discours et les nouvelles politiques en matière d'aménagement du territoire qui laissent croire à une fin de carrière à court terme. Ce type de construction est en effet en baisse constante en Wallonie. Un signal renforcé par ricochet par l'avènement du tout à l'appartement.

Dans ce guide immobilier ,Trends-Tendances a donc décidé de partir à la découverte de lotissements où la maison est encore plébiscitée. Il en ressort une tendance majeure : à l'une ou l'autre exception - dans le Hainaut notamment -, le lotissement à l'ancienne où chacun peut construire n'importe quoi n'importe comment semble bel et bien s'effacer au profit de nouveaux quartiers homogènes et réfléchis. Des ensembles d'envergure développés par un (ou plusieurs) promoteur(s) qui mêlent les maisons de deux, trois et quatre façades (et des appartements), qui prévoient des espaces publics en suffisance de même que des espaces partagés où les habitants peuvent se rencontrer. Une tendance nouvelle dont on peut se réjouir tant il s'agit d'une avancée vers un aménagement du territoire plus respectueux de l'environnement et une utilisation plus parcimonieuse du sol.

Le lotissement à l'ancienne où chacun peut construire n'importe quoi n'importe comment semble bel et bien s'effacer au profit de nouveaux quartiers homogènes et réfléchis.

Un modèle d'aménagementqui, de plus, va se renforcer quand le Stop au béton réduira encore davantage les possibilités d'actions en Wallonie.

Dans le même ordre d'idée, l'immense parc de villas quatre façades construit dans les années 1960, 1970 et 1980 fait aujourd'hui l'objet d'intenses réflexions chez les urbanistes. Ces lotissements seront en effet bientôt - quand ils le sont même pas déjà - complètement obsolètes : maisons trop spacieuses, jardins trop grands, gouffres énergétiques. Mais restent impayables... " Qui pourra encore mettre de 350.000 à 450.000 euros pour une villa et dépenser 200.000 euros pour sa remise aux normes ? ", s'interrogent régulièrement des notaires.

D'où la nécessité de réinventer rapidement leur configuration par le biais d'une densification douce. Cette densification de lotissements, via la division de logements ou de parcelles, par exemple, devrait permettre d'offrir une part de réponse aux défis de la hausse de la population et de la concentration des ménages à proximité des centres-villes. Sans parler de la diminution de l'étalement urbain, grand cheval de bataille actuel.