Depuis que la Belgique a écarté le Rafale de la course au remplacement des F-16, on imaginait la présence de Dassault en Belgique en tant qu'actionnaire (depuis 50 ans ! ) de la Sabca plus que comptée. Le suspense a été un tantinet entretenu après le rachat par le constructeur français des 43,57 % de Fokker pour quasiment une bouchée de pain. Qu'allait faire Dassault de ses 96,85 % dans ...

Depuis que la Belgique a écarté le Rafale de la course au remplacement des F-16, on imaginait la présence de Dassault en Belgique en tant qu'actionnaire (depuis 50 ans ! ) de la Sabca plus que comptée. Le suspense a été un tantinet entretenu après le rachat par le constructeur français des 43,57 % de Fokker pour quasiment une bouchée de pain. Qu'allait faire Dassault de ses 96,85 % dans la Sabca ? La réponse n'a pas tardé. Ils sont mis en vente. Un choix industriel logique selon Thibaud Jongen, le CEO du groupe aéronautique belge qui est présent à Bruxelles, Gosselies et Lummen. " La Belgique n'est plus vraiment un marché stratégique pour Dassault surtout à cause des derniers événements. C'est donc assez logique que le groupe français qui a d'autres marchés en vue, en Asie ou au Moyen-Orient, préfère concentrer ses ressources industrielles dans ces régions-là. " L'inquiétude ne règne pourtant pas au sein de l'entreprise belge. L'emploi (1.000 personnes) n'est pas menacé, pas plus que les projets en cours ou les perspectives d'avenir. Il est vrai que la rentabilité est de retour et les résultats 2018 sont très positifs avec, notamment, un bénéfice net de 5,22 millions d'euros, doublé par rapport à 2017. En outre, dans un communiqué, Dassault a fait part de son intention d'être très attentif à l'avenir industriel de la Sabca. Justement, quel est-il cet avenir ? Un rapprochement avec la Sonaca ? Une perspective évoquée depuis très longtemps mais jamais concrétisée. Bernard Delvaux ne dit pas non mais ne semble pas des plus enthousiastes non plus. Une intégration dans Spirit qui boucle le rachat d'Asco, un autre fleuron de notre industrie aéronautique et qui collabore avec la Sabca sur de nombreux programmes ? Les pistes sont nombreuses car le secteur est en pleine consolidation. Quoi qu'il en soit, Dassault semble désireux d'offrir une nouvelle stratégie industrielle à la Sabca et n'entend pas le faire dans l'urgence.