Le Defender premier du nom était devenu iconique. Il a d'ailleurs survécu 70 ans sur le marché. Sans fondamentalement changer! La nouvelle génération crée la rupture: elle fait peau neuve, arborant un look moderne, façon concept car de salon. Sous cette robe, la structure se renouvelle également, avec un châssis monocoque façonné en aluminium, guidé par quatre roues indépendantes. Le squelette du Land Discovery, en fait. Le Defender fait donc un énorme bond en avant sur le bitume: malgré un rou...

Le Defender premier du nom était devenu iconique. Il a d'ailleurs survécu 70 ans sur le marché. Sans fondamentalement changer! La nouvelle génération crée la rupture: elle fait peau neuve, arborant un look moderne, façon concept car de salon. Sous cette robe, la structure se renouvelle également, avec un châssis monocoque façonné en aluminium, guidé par quatre roues indépendantes. Le squelette du Land Discovery, en fait. Le Defender fait donc un énorme bond en avant sur le bitume: malgré un roulis important, il file désormais droit et la tenue de route est même efficace. La suspension pneumatique assure un confort très moelleux et permet de rehausser la caisse. L'engin ne recule donc pas face au terrain: un détour dans les bois nous a prouvés que le Def' du 21e siècle reste un sacré " crapahuteur ", armé de sa transmission intégrale avec gamme de vitesses courtes et blocage des différentiels central et arrière. L'attirail d'un véritable aventurier. Sous son capot, on trouve des blocs à essence (300 ou 400 ch), diesel (200, 249 ou 300 ch) et même un propulseur hybride plug-in, malheureusement peu intéressant fiscalement pour les indépendants... Notre choix ira donc vers les bouilleurs au mazout, nobles car comptant six cylindres, " coupleux " et relativement sobres. Deux tailles de carrosserie sont proposées: courte ou longue. La longue (baptisée 110) peut embarquer jusqu'à huit personnes grâce à des sièges dans le coffre et un strapontin avant central d'appoint. Les passagers trônent presqu'à hauteur des camionneurs, dans un habitacle chaleureux, bourré de rangements, modulable (banquette coulissante et inclinable) et baigné de lumière. L'ambiance est néo-rétro (rivets apparents à l'ancienne, au milieu d'une forêt d'écrans modernes) et la finition de très bon niveau. Une voiture attachante, à la personnalité forte. Le tarif est élevé, mais concurrentiel comparé au rival de toujours: le Mercedes Classe G, au prix totalement indécent (à partir de 110.000 euros! ).