Chaque année, Manpower, le leader mondial des solutions globales pour l'emploi, mesure l'impact des pénuries de main-d'oeuvre sur la bonne marche des entreprises. Pour sa 13e édition, il a interrogé 44.000 employeurs dans 44 pays dont 1.000 en Belgique. Sans surprise, l'étude confirme que la Belgique a un sérieux problème. En ef...

Chaque année, Manpower, le leader mondial des solutions globales pour l'emploi, mesure l'impact des pénuries de main-d'oeuvre sur la bonne marche des entreprises. Pour sa 13e édition, il a interrogé 44.000 employeurs dans 44 pays dont 1.000 en Belgique. Sans surprise, l'étude confirme que la Belgique a un sérieux problème. En effet, 45% des employeurs belges éprouvent des difficultés à remplir leurs postes vacants. C'est 10 points de plus que l'an dernier ! Ces pénuries atteignent des niveaux record en Flandre (55%) et à Bruxelles (43%) alors que la Wallonie régresse dans le bon sens (27%). " Deux raisons expliquent ces pénuries accrues, explique Philippe Lacroix, managing director de ManpowerGroup BeLux. Tout d'abord, la quantitative : le vivier de candidats disponibles continue de se réduire en raison du départ des baby-boomers. Ensuite, la qualitative : les compétences sont sous pression sous l'effet de complexification des tâches et de la digitalisation. Il n'y a pas de solution miracle à court terme. Augmenter le taux d'activité est une priorité dans les trois Régions. " Aucun secteur n'est épargné mais celui du transport et de la logistique demeure le plus touché (92 % ! ) devant l'horeca (65 %), les services publics dont ceux de la santé (51 %) ou l'industrie manufacturière (47 %). Comme lors des précédentes enquêtes, ce sont les métiers techniques qui dominent le top 10 des postes difficiles à pourvoir : les ouvriers qualifiés (électriciens, soudeurs, mécaniciens) devancent les techniciens (maintenance, contrôle qualité, etc.), les spécialistes ( project managers, juristes), les chauffeurs et les profils financiers.