Après 40 jours de grève qui ont coûté 2 milliards de dollars à l'entreprise, le conflit social a pris fin chez General Motors aux Etats-Unis. La direction a signé un nouveau contrat de travail de...

Après 40 jours de grève qui ont coûté 2 milliards de dollars à l'entreprise, le conflit social a pris fin chez General Motors aux Etats-Unis. La direction a signé un nouveau contrat de travail de quatre ans avec l'United Auto Workers (UAW), le syndicat unique des ouvriers du secteur de l'automobile. Il a été approuvé par 57% des 41.000 votants (sur 47.000 grévistes ! ). En échange de pouvoir fermer trois des quatre usines prévues, GM a lâché du lest sur les conditions sociales, soit environ 350 millions de dollars sur base annuelle. En vrac : des hausses de salaire généralisées, une évolution plus rapide pour les jeunes avant d'atteindre le salaire horaire maximal, la mise au statut des employés temporaires, etc. En fin de compte, en termes de compétitivité, le prix n'est pas trop lourd à payer pour GM. D'autant, que fort de cet accord, l'UAW doit entamer le même genre de négociations chez Ford et Fiat Chrysler où les marges opérationnelles sont plus étroites.