En Flandre, une plante sur 10 est aujourd'hui d'origine étrangère. En 50 ans, leur présence a doublé. Contrairement à l'idée généralement reçue, leur présence n'augmente pas la biodiversité. Au contraire, elles ont tendance à se montrer invasives...

En Flandre, une plante sur 10 est aujourd'hui d'origine étrangère. En 50 ans, leur présence a doublé. Contrairement à l'idée généralement reçue, leur présence n'augmente pas la biodiversité. Au contraire, elles ont tendance à se montrer invasives et menaçantes tant pour l'écosystème que pour les promeneurs. La berce du Caucase ( photo), par exemple, ne supporte guère la concurrence et commence à pulluler le long des routes de Flandre. Elle provoque, si on a le malheur de la toucher, de graves irritations de la peau qui, sous l'effet du soleil, se transforment en cloques brunâtres aussi impressionnantes que douloureuses. Sa sève contient en effet des substances chimiques qui sont activées par le rayonnement solaire. L'ambroisie à feuille d'armoise, une ortie venue du Midi, peut également être source de problèmes. Son pollen est extrêmement allergisant et capable de prolonger jusqu'à octobre la période dite du rhume des foins, explique Wouter Van Landuyt d'INBO, l'institut flamand de recherche en matière de biodiversité. C'est une plante extrêmement vivace. " Après chaque récolte, les agriculteurs de la vallée du Rhône, par exemple, sont obligés de labourer deux ou trois fois afin de l'empêcher de se multiplier. "