La semaine dernière, le rendement de notre portefeuille modèle s'est redressé après un creux heureusement temporaire. Grâce avant tout à Janet Yellen. Comme prévu, la présidente de la Federal Reserve a annoncé un relèvement des taux d'un quart de point de pourcentage (0,25 %) au motif que l'économie américaine est en net progrès. Elle a cependant précisé que la Banque centrale américaine ne souhaitait pas aller trop vite en besogne et s'en tenait pour l'heure à deux autres hausses cette année. Les prix de l'or et de l'argent, notamment, ont réagi positivement à la nouvelle, après le creux habituel qui précède les réunions de la Fed lorsqu'une hausse de taux est attendue.
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La semaine dernière, le rendement de notre portefeuille modèle s'est redressé après un creux heureusement temporaire. Grâce avant tout à Janet Yellen. Comme prévu, la présidente de la Federal Reserve a annoncé un relèvement des taux d'un quart de point de pourcentage (0,25 %) au motif que l'économie américaine est en net progrès. Elle a cependant précisé que la Banque centrale américaine ne souhaitait pas aller trop vite en besogne et s'en tenait pour l'heure à deux autres hausses cette année. Les prix de l'or et de l'argent, notamment, ont réagi positivement à la nouvelle, après le creux habituel qui précède les réunions de la Fed lorsqu'une hausse de taux est attendue. Mais grâce aussi aux électeurs néerlandais. L'avancée crainte de Geert Wilders et son parti populiste de droite PVV est finalement modérée, tandis que le Premier ministre actuel Marc Rutte (VVD) peut enfin se consacrer à la formation d'un nouveau gouvernement, même si la tâche ne s'annonce pas simple. Au moins quatre partis sont en effet nécessaires, vu la fragmentation du parlement néerlandais consécutive à la chute du parti socialiste PVDA. Aucune surprise dans le rapport annuel du leader de marché wallon du développement de produits de thérapie cellulaire destinés à la réparation et la prévention des fractures osseuses. Grâce à une consommation de liquidités (cash-burn) légèrement inférieure aux prévisions, l'an dernier, à 13,3 millions d'euros, la trésorerie nette s'élevait fin décembre à 20,3 millions d'euros. De quoi tenir jusqu'au deuxième trimestre 2018. Sous l'impulsion du nouveau directeur Thomas Lienard, l'entreprise mise pleinement sur ALLOB, un produit de thérapie cellulaire allogène, fabriqué à partir des cellules de moelle osseuse de donneurs sains. ALLOB offre de nombreux avantages en matière de dosage et logistique, et constitue à ce titre une technologie plus attrayante pour les plus grands groupes pharmaceutiques. Septembre sera marqué par des résultats très importants sur les deux principaux programmes de recherche liés à ALLOB : une étude de phase I/IIa sur des patients qui doivent subir une fusion lombaire (c'est le deuxième groupe de huit patients) et une étude de phase II sur des patients victimes de fractures avec retard de consolidation (un taux de réussite sur au moins cinq des huit patients de ce deuxième groupe autoriserait l'entreprise à clore anticipativement l'étude). En plus de donner à l'action un nouvel élan, des résultats positifs ouvriront la voie vers une augmentation de capital d'ici la fin de l'année ou début 2018. Sur la base de ces résultats, Bone Therapeutics décidera également s'il lance ou non une étude avec ALLOB sur le lucratif marché américain. Dans l'affirmative, il cherchera un partenaire. L'action reste digne d'achat, mais présente un profil de risque supérieur à la moyenne inhérent au secteur (1C). Les résultats annuels de Nyrstar ont déçu les analystes et actionnaires. Nous sommes nous aussi contraints d'abaisser notre conseil car malgré une hausse moyenne de 9 % du prix du zinc en 2016, le groupe n'a pu éviter une cinquième année consécutive de perte. À 414 millions d'euros, elle est même nettement plus lourde que prévu. La pire nouvelle concerne la dégradation de l'endettement, à une perte nette de 865 millions d'euros. Si l'on y intègre les contrats de livraison de zinc et les obligations perpétuelles émises pour le redéploiement de Port Pirie, elle se hisse même à 1,16 milliard d'euros, soit 6 fois le cash-flow opérationnel. La direction ne reste cependant pas les bras croisés, et c'est apprécié. L'agence Moody's a en effet relevé sa note (à B3) après le placement à succès de 400 millions d'euros d'obligations à 7 ans réalisé une semaine plus tôt. De plus, les investisseurs auront remarqué que le nouveau directeur (CEO) Hilmar Rode et le nouveau directeur des opérations (COO) Frank Rittner ont récemment acheté 150.000 actions Nyrstar - ils ont donc investi chacun près d'un million d'euros de leurs fonds propres dans l'entreprise qu'ils dirigent. Le potentiel à moyen terme reste réel. Paru sur initiedelabourse.be le 21 marsL'AGENCE MOODY'S A RELEVÉ LA NOTE DE SOLVABILITÉ DE NYRSTAR.