C'est une voiture pleine de promesses, qui ambitionne rien moins que de devenir la Coccinelle du 21e siècle... Une " voiture du peuple électrique ", née des suites du dieselgate et censée démocratiser la mobilité propre. Mais pour révolutionner, il faut d'abord se faire remarquer. C'est le cas de l'ID. 3: les têtes se tournent sur son passage, même si avec sa ligne de voiture Playmobil, elle ne séduira pas tout le monde - question de goût, évidemment. A bord, c'est sobre et épuré. Pas de v...

C'est une voiture pleine de promesses, qui ambitionne rien moins que de devenir la Coccinelle du 21e siècle... Une " voiture du peuple électrique ", née des suites du dieselgate et censée démocratiser la mobilité propre. Mais pour révolutionner, il faut d'abord se faire remarquer. C'est le cas de l'ID. 3: les têtes se tournent sur son passage, même si avec sa ligne de voiture Playmobil, elle ne séduira pas tout le monde - question de goût, évidemment. A bord, c'est sobre et épuré. Pas de véritable console centrale, mais un long tunnel de rangement entre les sièges avant. C'est très pratique à l'usage. En revanche, l'ergonomie est complexe: chaque réglage implique un passage par le menu de l'écran central ou par des pavés tactiles peu faciles à manipuler. On regrette aussi les plastiques intérieurs très basiques, ce qui fait tache dans une voiture à 35.000 euros! Rien à redire, par contre, sur l'habitabilité arrière ou le coffre, un peu plus grand que celui d'une Golf. Pour animer l'engin, le constructeur proposera jusqu'à trois batteries: 45, 58 ou 77 kWh, pour des autonomies officielles de 330, 420 et 550 km respectivement, et une puissance de 170 ou 204 ch. Pour l'heure, seule la version 204 ch avec batterie de 58 kWh est disponible. Comme toutes les électriques, la voiture s'élance en silence et sans à-coups: un régal en ville. Elle braque court, également. Les reprises sont vigoureuses et, malgré les roues arrière motrices, la tenue de route est saine et sécurisante grâce aux assistances électroniques. Le confort nous a par contre déçu: les sièges sont peu rembourrés et la suspension se montre trépidante. Concernant l'autonomie, nous avons pu boucler 350 kilomètres environ avec un " plein " d'électricité, un rayon d'action correct. Au bout du compte, cette VW est une très honnête voiture électrique, correctement tarifée (moins chère que les Hyundai Kona, Kia e-Niro ou Nissan Leaf, à plus petites batteries), mais elle ne révolutionne pas son segment...