L'étau se resserre pour les voitures diesels dans la Région de Bruxelles-Capitale. Les voitures, minibus, bus et camionnettes diesels de norme Euro 4 y sont interdits depuis ce 1er janvier, conformément aux règles de la zone à basse émission. Cela fait beaucoup: 604.265 véhicules diesels Euro 4 roulaient encore en septembre dernier en Belgique, dont 38.008 immatriculés à Bruxelles, selon la Fe...

L'étau se resserre pour les voitures diesels dans la Région de Bruxelles-Capitale. Les voitures, minibus, bus et camionnettes diesels de norme Euro 4 y sont interdits depuis ce 1er janvier, conformément aux règles de la zone à basse émission. Cela fait beaucoup: 604.265 véhicules diesels Euro 4 roulaient encore en septembre dernier en Belgique, dont 38.008 immatriculés à Bruxelles, selon la Febiac, la fédération des importateurs d'automobiles, qui n'a pas encore les données pour la fin de l'année. Ces modèles sont vieux de 12 à 16 ans. "A la fin décembre, le chiffre aura sans doute reculé", estime Michel Martens, director policy research à la Febiac, qui précise que ces chiffres n'incluent pas les véhicules en leasing. En septembre, 156.713 voitures diesels Euro 3, interdites en 2021 dans la capitale, roulaient encore en Belgique. Anvers et Gand interdisent aussi les moteurs diesels Euro 4, depuis 2020 déjà. Ces mesures visent moins à réduire les émissions de CO2, gaz à effet de serre non nocif pour la santé (à ne pas confondre avec le CO, monoxyde de carbone), qu'à diminuer les gaz toxiques tels les oxydes d'azote et les micro-particules. Les diesels Euro 4 constituent la dernière génération de moteurs sans filtre à particules. D'autres générations de diesel seront interdites année après année, pour arriver à une interdiction totale en 2030. En 2035, ce sera le tour des véhicules à essence. Les mesures touchent les personnes qui font durer leur voiture: revenus modestes ou personnes âgées qui roulent peu. Elles ont désormais le choix entre les transports en commun, le vélo ou le rachat d'une voiture. Actuellement, les voitures neuves sont en pénurie et, en conséquence, les tarifs de l'occasion augmentent. Léger adoucissement: l'amende prévue en cas d'infraction, de 350 euros, ne sera mise en vigueur qu'à partir du 1er avril prochain.