La Banque Nationale de Belgique, qui à longueur de rapports incite les entreprises à garder les seniors au travail, va faire l'inverse chez elle : elle va encourager ses employés seniors à quitter le navire.
...

La Banque Nationale de Belgique, qui à longueur de rapports incite les entreprises à garder les seniors au travail, va faire l'inverse chez elle : elle va encourager ses employés seniors à quitter le navire. " Nous comprenons que ça puisse étonner au premier abord ", indique la BNB. " Mais il faut savoir que nous employons une proportion considérable de travailleurs de 50 ans ou plus : ils représentent 81 % des employés et 65 % de l'ensemble du personnel. Nous ne pensons pas qu'il y ait beaucoup d'entreprises de notre taille employant autant de seniors ", poursuit la Banque. Elle avait recruté massivement dans les années 1980 pour remplacer la génération de l'immédiate après-guerre et doper son appareil statistique. Mais avec la dématérialisation des titres et la naissance de la Banque centrale européenne, le métier change. L'institution estime avoir désormais besoin d'environ 1.700 équivalents temps plein à la fin 2020 alors qu'ils sont un peu plus de 1.900 aujourd'hui. Les réductions d'effectifs concernent essentiellement les fonctions d'employés dans les métiers opérationnels historiques de la Banque comme l'imprimerie et le traitement des valeurs. Les employés pourront partir six mois à trois ans avant la retraite légale. Pour ceux qui n'ont droit à la pension légale qu'à 65 ans, le départ se situera donc entre 62 ans et 64 ans et demi. " Mais beaucoup de nos employés ont débuté leur carrière très tôt, ce qui leur permettra de bénéficier d'une retraite légale anticipée, le plus souvent à 61, 62 ou 63 ans ", ajoute la BNB. P.-H.T.