Caractéristiques

En achetant une obligation, vous faites un prêt à une entreprise privée, publique ou à l'Etat. En échange, vous recevez généralement une indemnité annuelle et, à l'échéance, si tout va bien, vous retrouvez la totalité de votre capital. Le coupon annuel peut être fixe ou variable. Si l'entreprise connaît des difficultés financières, les détenteurs d'obligations récupèrent la plupart du temps une partie de leur mise car ils se situent en bonne place sur la liste des créanciers. Les obligations à haut rendement affichent un taux supérieur mais impliquent un risque accru de défaut de paiement.
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En achetant une obligation, vous faites un prêt à une entreprise privée, publique ou à l'Etat. En échange, vous recevez généralement une indemnité annuelle et, à l'échéance, si tout va bien, vous retrouvez la totalité de votre capital. Le coupon annuel peut être fixe ou variable. Si l'entreprise connaît des difficultés financières, les détenteurs d'obligations récupèrent la plupart du temps une partie de leur mise car ils se situent en bonne place sur la liste des créanciers. Les obligations à haut rendement affichent un taux supérieur mais impliquent un risque accru de défaut de paiement. Le degré de sécurité de votre argent dépend avant tout de l'émetteur de l'obligation. Les scores qu'attribuent les agences de notation comme S&P, Moody's et Fitch aux pays et entreprises peuvent vous aider à évaluer la solvabilité ou la capacité de remboursement d'un émetteur. Il existe, en outre, une hiérarchie parmi les différents types d'obligations. Ainsi, celles dites " subordonnées " et " perpétuelles " vous placent après les titulaires d'obligations classiques, par exemple. Enfin, il convient de veiller au risque de change si vous investissez dans des produits de ce type émis dans d'autres devises. Vous pourriez alors récupérer moins en euros que votre mise initiale, même si le taux plus élevé que vous pouvez obtenir en optant pour de telles devises compense au moins une partie de ce risque de change. Comme souvent, la règle veut que plus le rendement est élevé, plus le risque l'est aussi. Lorsque vous souscrivez à de nouvelles obligations, les frais sont inclus dans le prix d'émission. Pour les obligations d'entreprises belges, ils se montent en règle générale à 1,875 % de la valeur. Vous pouvez également acheter des obligations existantes. Dans ce cas, les coûts sont souvent plus élevés que pour des transactions d'actions, ce qui s'explique par le fait que le négoce des obligations s'opère encore principalement entre banques et n'est pas aussi automatisé que le négoce des actions. Vous êtes redevable d'une taxe sur les opérations de Bourse de 0,12 % à l'achat et à la vente d'obligations existantes, avec un plafond de 1.300 euros par transaction. Il n'existe par contre pas de taxe sur les opérations à l'émission d'obligations. Les banques retiennent 30% de précompte mobilier sur les intérêts, mais la plus-value réalisée est exonérée d'impôt. Il peut donc être fiscalement intéressant d'acheter des obligations sous le prix d'émission. L'an dernier, les obligations d'Etat américaines à 10 ans, les treasuries, rapportaient près de 3%. Aujourd'hui, c'est moins de 1,8%. Tandis que les bunds allemandes, qui rapportaient 0,4%, sont tombées à -0,3%. Les obligations d'Etat belges à 10 ans n'offrent plus non plus de rendements attractifs. Le taux sur les obligations d'entreprises est plus élevé, mais est fonction du taux sur les obligations d'Etat. " Les obligations d'Etat émises par des pays sûrs de la zone euro ne rapportent pas grand-chose, mais elles vous assurent une protection si les choses devaient mal tourner. " Ewout van Schaick " head of multi asset " chez NN Investment Partners