Réservée, à l'origine, au monde scientifique et militaire, la photographie infrarouge est régulièrement utilisée à des fins artistiques. Paolo Pettigiani, jeune photographe originaire de Turin, s'est fait une spécialité de cette technique qui mé...

Réservée, à l'origine, au monde scientifique et militaire, la photographie infrarouge est régulièrement utilisée à des fins artistiques. Paolo Pettigiani, jeune photographe originaire de Turin, s'est fait une spécialité de cette technique qui métamorphose les paysages. Ses séries sur Central Park, Berlin ou les Dolomites (à partir de 320 euros le format 70x105 cm) proposées sur son site ou sur la boutique en ligne Lumas donnent à voir les effets poétiques de ce rayonnement qui demeure invisible à l'oeil humain. Grâce à l'utilisation d'un filtre, d'un appareil photo numérique spécifique ou spécialement modifié pour capter les ondes fantômes et d'une bonne de patience, un monde parallèle se révèle à nous. La végétation vire au fuchsia, la pierre au violet et l'eau a la densité de l'encre de Chine. Le résultat demeure toujours aléatoire et requiert une connaissance pointue des logiciels de traitement d'images. Paolo Pettigliani rejoint la liste des photographes récemment conquis par le procédé, à l'instar de Richard Mosse et de ses extraordinaires clichés de guerre pris dans la province du Nord-Kivu au Congo. Onirique.