Elle s'est fait attendre plus longtemps que prévu, mais la correction que nous annoncions depuis quelque temps semble finalement s'être amorcée. Sept séances consécutives de baisse de la Bourse de Bruxelles, voilà un scénario qui ne s'était pas produit depuis longtemps (trois ans, pour l'indice Bel 20).
...

Elle s'est fait attendre plus longtemps que prévu, mais la correction que nous annoncions depuis quelque temps semble finalement s'être amorcée. Sept séances consécutives de baisse de la Bourse de Bruxelles, voilà un scénario qui ne s'était pas produit depuis longtemps (trois ans, pour l'indice Bel 20). Les marchés boursiers européens ont reculé bien plus nettement - à concurrence de plus du double - que les places américaines. C'est surprenant à deux égards. Tout d'abord, parce que depuis quelques années, les stratégistes et analystes européens sont globalement d'accord sur le fait que les Bourses européennes recèlent davantage de potentiel d'appréciation que le marché américain, plus cher (mais l'évolution des marchés ne va donc, cette année non plus, pas dans ce sens ; depuis le début de 2017, Wall Street a progressé deux fois plus rapidement environ que la moyenne européenne). Ensuite, parce que les économistes et les stratégistes apprécient de plus en plus les économies européennes. Certaines institutions évoquent même plusieurs années dorées depuis l'annonce récente, par la Commission européenne, d'une croissance économique de 2,2 % pour l'Union cette année - soit le rythme de croissance le plus rapide depuis l'éclatement de la crise bancaire et la Grande récession, et un chiffre bien supérieur à celui de 1,7 % pronostiqué en mai. Selon de nombreux économistes donc, nous assistons non pas à un rebond temporaire, mais aux prémices d'un mouvement plus marqué. Grâce à une inflation faible à modérée et à des taux durablement bas, ce chiffre de croissance pourrait, ajoutent ces spécialistes, se maintenir des années durant. Il est seulement regrettable pour les investisseurs en actions européens qu'après la victoire d'Emmanuel Macron à l'élection présidentielle française, l'amélioration de la conjoncture économique se soit traduite par une hausse de l'euro, davantage que par un redressement des indices boursiers européens. Il était trop tôt pour prévoir le caractère modéré (5 à 7 %) du repli. Nous avions d'ores et déjà accumulé des liquidités pour pouvoir tirer profit de cette correction. Nous poursuivrons dans cette voie au cours des prochaines semaines, car nous pensons que la pause marquée par la hausse boursière durera un temps encore. Nous procéderons donc progressivement et sans hâte. Nous répétons que malgré des valorisations historiquement supérieures à la moyenne, nous ne sommes pas à la veille du krach tant redouté : il faudrait pour cela que les taux soient résolument à la hausse, ce qui n'est pas le cas. Le repli actuel est sain. Parmi les actions que nous surveillerons ces prochaines semaines dans le but de les acquérir, et pour lesquelles nous pourrions établir des limites d'achat, citons AB InBev, Lotus Bakeries et Ontex. Avec elles, nous pourrions recommencer à étoffer notre thème Valeurs de base et trackers. Les Bourses européennes reculent à nouveau davantage que les marchés américains.