En 2021, la Belgique avait enregistré une reprise plutôt vigoureuse. Avec un déficit public un peu au-delà des 5 % du PIB, elle faisait partie de bons élèves de l'Union européenne. En 2022 et en 2023, cela sera une autre paire de manches. La Commission eu...

En 2021, la Belgique avait enregistré une reprise plutôt vigoureuse. Avec un déficit public un peu au-delà des 5 % du PIB, elle faisait partie de bons élèves de l'Union européenne. En 2022 et en 2023, cela sera une autre paire de manches. La Commission européenne s'attend à une croissance réduite du PIB en 2022 (2 %) et plus encore en 2023 (1,8 %). Ces prévisions sont cette fois inférieures à la moyenne. Et pour cause : la Belgique est en tête du peloton des pays européens touchés par l'inflation, qui devrait s'élever à 7,8 % cette année. Une poussée inflationniste qui ne va pas arranger les finances publiques. Ainsi, la Commission prévoit un déficit de 4,4 % du PIB pour la Belgique, soit bien au-dessus de la moyenne européenne évaluée à 2,5 %. En cause ? Les aides publiques pour compenser la hausse des prix énergétiques ou l'impact de la guerre en Ukraine sur les dépenses militaires. Mais la Commission pointe encore deux éléments importants. D'une part, la croissance de dépenses courantes hors crises (vieillissement, etc.) que la Belgique ne compense pas. D'autre part, et c'est un reproche connu, l'indexation automatique des salaires et des aides sociales qui entraîne une augmentation rapide des dépenses publiques et une baisse de l'impôt des sociétés.