C'est l'une des nouvelles pépites du golf européen. A 27 ans, le Français Victor Perez swingue, depuis quelques mois, sur un petit nuage. Vainqueur-surprise du Dunhill Links Championship en septembre dernier, il a enchaîné ensuite les belles performances avec un top 5 au WGC de Shanghai, deux deuxièmes places en Rolex Serie (Turkish Airlines Open et Abu Dhabi) et encore un top 20 à Dubaï. En l'espace de quatre mois, il est passé de la 175e place du ranking mondial à la 40e. Et cette fulgurante ascension n'est sans doute pas finie !
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C'est l'une des nouvelles pépites du golf européen. A 27 ans, le Français Victor Perez swingue, depuis quelques mois, sur un petit nuage. Vainqueur-surprise du Dunhill Links Championship en septembre dernier, il a enchaîné ensuite les belles performances avec un top 5 au WGC de Shanghai, deux deuxièmes places en Rolex Serie (Turkish Airlines Open et Abu Dhabi) et encore un top 20 à Dubaï. En l'espace de quatre mois, il est passé de la 175e place du ranking mondial à la 40e. Et cette fulgurante ascension n'est sans doute pas finie ! Né à Tarbes et issu d'une famille très sportive (son père Michel fut l'un des meilleurs kayakistes français), Victor a fait ses classes à l'Université du Nouveau-Mexique, aux Etats-Unis. Professionnel depuis 2015, il a suivi la filière habituelle, faisant ses armes sur l'Alps Tour, puis sur le Challenge Tour. Nul n'imagine, à cette époque, le destin qui l'attend. Le premier vrai déclic se produit en octobre 2018 lorsqu'il remporte l'Open de Foshan, en Chine. Ce succès lui permet de gagner sa place sur l'European Tour. Son sacre au Dunhill Links - l'un des plus prestigieux tournois de l'année - le hisse définitivement dans la cour des grands. Très à l'aise sur les links de St.Andrews (il vit à Dundee, en Ecosse), il offre un récital de coups de fer pour s'adjuger son premier grand trophée avec un score de 22 sous le par. Depuis, en état de grâce, il collectionne les bons points. Son mois de novembre magique lui a même permis de déposer, au pied du sapin de Noël, une invitation pour le prochain Masters grâce à son entrée dans le top 50 mondial. Ses secrets ? D'abord, le travail. Sous le regard de son fidèle coach américain Mike Magher, il passe des heures au practice. Ensuite, un swing mécanique qui fait des étincelles. Du haut de son mètre nonante-huit (c'est l'un des plus grands joueurs du circuit), il assène des drives monumentaux (300 yards de moyenne en 2019). Mais, chaque jour davantage, son petit jeu est à la hauteur. Le golf français a généré, tout au long de son histoire, plusieurs grands champions. Arnaud Massy fut, en 1907, le premier joueur étranger à remporter le British Open. Il est aussi, à ce jour, le seul " tricolore " à avoir accroché un scalp de Grand Chelem à son tableau de chasse. Jean Garaialde, Jean Van de Velde, Thomas Levet, Grégory Bourdy, Alexander Levy, Victor Dubuisson ou Mike Lorenzo-Vera ont également signé quelques grandes performances. A l'évidence, Victor Perez est taillé dans le même moule. S'il parvient à gérer mentalement sa fabuleuse réussite actuelle (il a empoché plus de 2 millions d'euros en quatre mois), le Tarbais a le potentiel pour viser bien plus haut. D'ores et déjà, il se positionne, en tout cas, comme un sérieux candidat à la sélection au sein de l'équipe européenne de Ryder Cup.