" Les partisans de la géo-ingénierie partent du constat selon lequel les politiques sont incapables de prendre des décisions qui auront un effet sur le changement climatique. Mais c'est faux. La COP21 à Paris a fixé des objectifs concrets visant à limiter la hausse des températures à 1,5°C. Pour y arriver, toute une série d'ava...

" Les partisans de la géo-ingénierie partent du constat selon lequel les politiques sont incapables de prendre des décisions qui auront un effet sur le changement climatique. Mais c'est faux. La COP21 à Paris a fixé des objectifs concrets visant à limiter la hausse des températures à 1,5°C. Pour y arriver, toute une série d'avancées technologiques seront très utiles. Mais il faudra faire un tri. Les recettes de la géo-ingénierie, qui émanent souvent des milieux climato-sceptiques, consistent à modifier le vivant et la nature sans prendre en considération les dommages collatéraux potentiels. Personne ne sait quels seront les effets sur la faune et la flore marine d'un saupoudrage massif de sulfate de fer dans l'océan en vue d'améliorer les qualités naturelles du phytoplancton et sa capacité d'absorption du CO2. Par contre, derrière l'urgence des questions climatiques, se dessine une nouvelle industrie très prometteuse. L'apparition des batteries de stockage, sous l'impulsion notamment de l'entrepreneur américain Elon Musk (Tesla, Solar City), va révolutionner les systèmes de transport d'énergie. Les énergies renouvelables, comme l'éolien offshore et terrestre, seront de plus en plus concurrentielles par rapport aux énergies fossiles. Elles permettront à des familles de se déconnecter des réseaux d'électricité et d'être autonomes. Ce sont les meilleures pistes pour répondre aux enjeux climatiques, et ce n'est pas de la philanthropie. Même Donald Trump, qui veut rouvrir les mines de charbon, se rendra à l'évidence quand il verra qu'il y a un véritable business model et de nombreux emplois derrière ces nouvelles formes d'énergie. "