Isabelle Adjani (1955), c'est un peu le syndrome Michel Polnareff : un talent supérieur, un charisme d'envergure et des prédispositions multiples et naturelles à l'interprétation. Avec le même genre de ralentissement créatif aux...

Isabelle Adjani (1955), c'est un peu le syndrome Michel Polnareff : un talent supérieur, un charisme d'envergure et des prédispositions multiples et naturelles à l'interprétation. Avec le même genre de ralentissement créatif aux alentours de la trentaine, où l'ambition et le destin artistiques semblent d'emblée inférieurs à la période de jeunesse. Curieuse carrière donc que celle d'Isabelle : depuis La Reine Margot de Patrice Chéreau en 1994, la plupart de ses apparitions cinématographiques se sont révélées - au mieux - sympathiquement anecdotiques. Entrée à la Comédie-Française en 1972 à l'âge de 17 ans, Adjani amorce néanmoins depuis le milieu des années 2010 un retour au théâtre plus ambitieux qu'au cinéma : pas moins d'une dizaine de pièces au menu, dont l' Opening Night présentée à Namur, adaptation scénique librement inspirée du film de John Cassavetes sorti en 1977. Avant des représentations en France, ce galop namurois racontera la réflexion d'une actrice sur son propre métier, à l'heure de soupeser sa vie sur les plateaux.