L'ouvrage de Kapka Kassabova s'est faufilé au coeur de la rentrée littéraire francophone avec la même discrétion et noblesse que son sujet - les plus anciens lacs d'Europe Ohrid et de Prespa - pour finalem...

L'ouvrage de Kapka Kassabova s'est faufilé au coeur de la rentrée littéraire francophone avec la même discrétion et noblesse que son sujet - les plus anciens lacs d'Europe Ohrid et de Prespa - pour finalement s'imposer en recevant notamment le prix du Meilleur livre étranger en non-fiction. C'est largement mérité pour ce récit à la fois essai, chronique et autobiographie, qui nous emporte avec beaucoup de magie et de justesse entre la Macédoine du Nord, l'Albanie et la Grèce, sur les rivages et les routes, dans les forêts et les villages d'un coin mystérieux de notre continent. Méconnus des Européennes et Européens de l'Ouest, les paysages et les générations que décrit l'écrivaine à la double culture bulgare et néo- zélandaise imposent un rythme de lecture et de découvertes lent et riche qui nous rappelle la relativité et les lacunes de nos savoirs, notamment historiques et géographiques. Un grand livre érudit, sensible. Un beau cadeau à (se) faire.