Un immense hall en béton ciré, un escalier caché dans un cube, des murs blancs sous une structure métallique, un éclairage puissant : le lieu ressemble à celui d'une foire d'art contemporain à la mode. Mais au lieu des superstars de la création actuelle, les tableaux accrochés aux cimaises sont signés pour la plupart par des artistes belges disparus, pas ou peu connus. " Certains n'ont jamais été exposés ", nous précise fièrement Constantin Chariot qui dirige l'endroit. La puissance de quelques toiles nous subjugue. On note malgré tout un grand Alechinsky et quelques oeuvres de Jo Delahaut, cofondateur du groupe Cobra, mais le paradoxe n'en est que plus grand. Pourquoi présenter des artistes à moitié oubliés dans un tel espace ?
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