Comme pas mal d'entreprises, les start-up technologiques subissent la crise de plein fouet. Certaines d'entre elles sont quasiment à l'arrêt. C'est notamment le cas des plateformes de mise en relation et des applications de mobilité, par exemple. Pour les jeunes pousses qui ont mis en place un business plan basé sur une croissance financée par des levées de fonds, la crise du coronavirus peut se révéler mortelle....

Comme pas mal d'entreprises, les start-up technologiques subissent la crise de plein fouet. Certaines d'entre elles sont quasiment à l'arrêt. C'est notamment le cas des plateformes de mise en relation et des applications de mobilité, par exemple. Pour les jeunes pousses qui ont mis en place un business plan basé sur une croissance financée par des levées de fonds, la crise du coronavirus peut se révéler mortelle. Bien sûr, certaines disposent de quelques mois de cash. Mais pas toutes. Ce lundi 6 avril, plusieurs centaines de dirigeants de start-up belges avaient signé un appel lancé par les jeunes pousses du numérique, sous la bannière " Support our startups ". Concrètement, ceux-ci veulent interpeller les différents gouvernements et espèrent un soutien via la mise en place de garanties d'Etat. " Plus de la moitié des start-up ayant un runway d'environ six mois, les problèmes de liquidité impacteront très prochainement la compétitivité de nos start-up et scale-up et pourraient mener à une dissolution quasi totale de l'écosystème start-up belge ", écrivent-ils. La demande du collectif est la suivante : " lorsqu'une start-up/scale-up parvient à sécuriser 25% de ses besoins financiers, nous demandons de compléter la différence en offrant des garanties de prêts cautionnés par le gouvernement pour les 75% restants ". Un appel qui ne plaît pas à tout le monde : nombreux sont ceux qui craignent les effets d'aubaine ou qui s'étonnent du caractère systématique de la demande. Sans compter la complexité de la mise en place : quelle définition pour une " start-up " ? " Indécent par rapport à d'autres boîtes et professions ", va même jusqu'à glisser un expert pourtant très impliqué dans l'univers start-up. Mais pour cet autre observateur, la demande, émanant tant du nord que du sud du pays, constitue surtout un gros coup de timbale pour attirer l'attention sur la nécessité d'apporter à ce secteur une réponse adaptée, et a le mérite de mettre le sujet à l'agenda.