Dix ans plus tard, nous sommes encore sous le coup de la grande crise économique. Mais si tout le monde ou presque s'accorde à dire que quelque chose de fondamental a changé en 2008, un grand déni demeure quant à la réponse politique à y apporter. Dans de nombreux pays, la volonté de puissants groupes d'intérêt de s'accrocher à une orthodoxie économique défaillante se traduit par un fossé grandissant entre, d'un côté, les espoirs et les besoins du peuple et, de l'autre, les préceptes obsolètes de la classe politique. Dans ce fossé se sont engouffrés les faux populistes de l'extrême droite, tout disposés à mettre en pièces notre tissu social sans apporter la moindre solution aux crises auxquelles sont confrontées nos sociétés.
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