Il s'appelle Coradia iLint et est de couleur bleue. Rien ne semble le distinguer d'un autre train. Et pourtant, il est mu par des piles à combustible alimentées par un vaste réservoir à hydrogène situé sur le toit. Un " plein " lui permet de parcourir 1.000 km. Ces piles transforment en électricité l'oxygène ambiant et l'hydrogène du réservoir. Le Coradia iLint est un train zéro émission...

Il s'appelle Coradia iLint et est de couleur bleue. Rien ne semble le distinguer d'un autre train. Et pourtant, il est mu par des piles à combustible alimentées par un vaste réservoir à hydrogène situé sur le toit. Un " plein " lui permet de parcourir 1.000 km. Ces piles transforment en électricité l'oxygène ambiant et l'hydrogène du réservoir. Le Coradia iLint est un train zéro émission qui ne rejette que de la vapeur d'eau. Il a été imaginé et produit par le groupe français Alstom. La chaîne de traction a été conçue à Tarbes, tandis que les rames sont assemblées dans l'usine du groupe à Salzgitter, en Basse-Saxe. C'est d'ailleurs dans ce land du nord de l'Allemagne que ce train pas comme les autres a débuté son service commercial la semaine dernière. Les deux premières rames relient, sur un trajet de 100 km et à une vitesse maximale de 140 km/h, les villes de Cuxhaven, Bremerhaven, Bremervörde et Buxtehude. Après une période d'observation, 14 autres Coradia iLint seront livrés au land de Basse-Saxe qui a, pour l'essentiel, financé le projet. Dont coût 81,3 millions. Le train à hydrogène, plus cher à l'achat mais à l'exploitation moins onéreuse, est une solution durable élégante pour remplacer les trains à diesel sur les lignes non encore électrifiées. Ces lignes sont encore très fréquentes en Allemagne (40 % du réseau) et en France (50%). Quatre autres länder ont déjà signé des lettres d'intention. En France, le gouvernement espère exploiter le premier train à hydrogène avant la fin du quinquennat de Macron. Le Canada, l'Italie, le Danemark ou la Norvège sont aussi très intéressés. Mais pas la Belgique. " Il n'y aucun projet hydrogène à la SNCB, explique la porte-parole Elisa Roux. Et pour cause, il ne fait pas sens. Nonante pour cent de nos lignes sont électrifiées et 95 % de nos trains roulent déjà à l'électrique. Et pour les autres lignes, il existe des projets d'électrification chez nos collègues d'Infrabel. "