Securex vient de publier les résultats de son étude du premier semestre portant sur 200.566 travailleurs actifs auprès de 25.340 employeurs. Elle est conforme aux résultats observés l'an dernier, à savoir un véritable tassement des maladies de moyenne (entre un mois et un an) et de longue (plus d'un an) durée. Entre 2008 et 2017, ce même baromètre avait mont...

Securex vient de publier les résultats de son étude du premier semestre portant sur 200.566 travailleurs actifs auprès de 25.340 employeurs. Elle est conforme aux résultats observés l'an dernier, à savoir un véritable tassement des maladies de moyenne (entre un mois et un an) et de longue (plus d'un an) durée. Entre 2008 et 2017, ce même baromètre avait montré chaque année une hausse significative. Tant en 2018 qu'au premier semestre 2019, la hausse est négligeable, accréditant la thèse que l'absentéisme aurait atteint un plafond, en tout cas, dans les entreprises privées belges qui emploient jusqu'à 1.000 collaborateurs. Au premier semestre, le pourcentage total de malades dans le secteur privé s'est élevé à 7,32% (7,26% l'an dernier). En clair, lors d'une journée de travail moyenne, un peu plus de sept collaborateurs sur 100 étaient absents pour cause de maladie ou d'accident privé. Securex avance trois explications à cette stagnation : le ralentissement du vieillissement des travailleurs, la prise en compte croissante de l'importance de la santé mentale (avec des actions de prévention comme dans le cas du burn-out) et le succès possible de la loi sur la réintégration. Cette dernière, entrée en vigueur fin 2016, vise à remettre au travail les collaborateurs en incapacité au terme de leur maladie.Cette loi a permis la mise en place de trajets de réintégration dont les résultats mettent du temps à apparaître dans les statistiques. Ce qui expliquerait pourquoi les chiffres de l'absentéisme n'ont stagné qu'à partir du second semestre 2018. " L'absentéisme semble bien avoir atteint un plafond, assure Heidi Verlinden, experte RH chez Securex. Mais le chiffre des absents de longue durée demeure très élevé. Il faut donc continuer à miser sur la prévention et la réintégration. "