Un budget de 400.000 euros vient d'être débloqué pour mettre en oeuvre une première étape de ce plan et des premiers tests sur des examens en ligne auront lieu dès l'année prochaine, a confirmé le vice- recteur Piet Desmet, spécialisé en technologie éducative.

La technologie, il est vrai, existe déjà au sein de Vives, une haute école catholique qui emprunte son nom à Juan Luis Vives, le plus grands humaniste du 16e siècle dans nos contrées, après Erasme. Vives regroupe près de 13.000 étudiants répartis sur six campus. Des examens à distance y ont dans un premier temps été organisés pour ne pas imposer de longs déplacements aux étudiants étrangers de l'institution. Puis, la formule s'est lentement répandue. Un millier d'étudiants y recourent actuellement. Notre établissement faisant partie de l'Associatie KU Leuven, un groupement de hautes écoles qui offrent un certain nombre de services communs, il serait logique de voir la KU Leuven utiliser notre technologie, estime Joris Hyndrickx, directeur général de Vives. Avec Proctor, argumente-t-il, il y a moins de fraude possible qu'en auditoire. Une caméra, en effet, est toujours plus attentive qu'un surveillant, et pas question d'y échapper. Avant tout examen, l'étudiant doit permettre à l'examinateur d'accéder à son écran. Il en résulte un double contrôle, par écran et par webcam. Via une application spéciale, il doit également filmer à l'aide de son portable l'intégralité du lieu dans lequel il se trouve puis placer l'appareil derrière lui afin que par caméra, le contrôle soit également double.