Le continent sud-américain a déjà produit quelques grands champions dans l'histoire du golf. L'Argentin Roberto De Vicenzo fut le premier à remporter un tournoi du Grand Chelem, lors du British Open de 1967. Il aurait même gagné également le Masters l'année suivante s'il n'avait commis une stupide erreur sur sa carte de score qui lui coûta la green jacket. Son compatriote Angel Cabrera le vengea en 2009 en s'imposant à Augusta après avoir déjà inscrit son nom au palmarès de l'US Open en 2007. Aujourd'hui, ...

Le continent sud-américain a déjà produit quelques grands champions dans l'histoire du golf. L'Argentin Roberto De Vicenzo fut le premier à remporter un tournoi du Grand Chelem, lors du British Open de 1967. Il aurait même gagné également le Masters l'année suivante s'il n'avait commis une stupide erreur sur sa carte de score qui lui coûta la green jacket. Son compatriote Angel Cabrera le vengea en 2009 en s'imposant à Augusta après avoir déjà inscrit son nom au palmarès de l'US Open en 2007. Aujourd'hui, le Vénézuélien Jonathan Vegas, le Colombien Sebastian Munoz et l'Argentin Emiliano Grillo fréquentent régulièrement le top 100 mondial. Mais c'est assurément le jeune prodige chilien Joaquin Niemann qui défraye le plus les chroniques. Du haut de ses 23 ans, le natif de Talagante signe un début de carrière exceptionnel. Passé professionnel en 2017, il n'a mis que deux petites années pour soulever son premier trophée sur le PGA Tour américain lors du Greenbier Classic. Il a ensuite collectionné les places d'honneur avec une quinzaine de top 10 à son tableau de chasse. En remportant, dimanche dernier, le prestigieux Genesis Invitational sur le parcours The Riviera de Los Angeles, il a franchi un nouveau cap. En tête dès le premier tour, il pointait à 16 sous le par après 36 trous (un record sur le circuit américain) et a ensuite parfaitement contrôlé ses adversaires, parmi lesquels la plupart des meilleurs du monde. Le voilà désormais parachuté dans le top 20 mondial, en attendant sans doute beaucoup mieux! Enfant de la balle, le petit Joaco (c'est son surnom) a découvert les joies du swing dès l'âge de quatre ans en suivant son père Jorge sur les greens du club de Las Palmas de Lonquen, à Santiago. Il utilisait des clubs et des balles en plastique. C'était le début d'une impressionnante progression qui allait lui permettre de remporter l'Orange Bowl junior avant de se hisser au rang de numéro un mondial amateur à l'âge de 18 ans. A l'instar de l'Américain Colin Morikawa ou du Norvégien Viktor Hovland, Niemann est une pure pépite du golf mondial. Il a tous les coups dans son sac et son swing élastique s'occupe du reste. A Los Angeles, il a excellé dans tous les secteurs du jeu. Jusqu'ici, il n'a pas encore réussi à briller lors des Majors. Mais il a clairement le potentiel pour vaincre rapidement ce signe indien et entrer définitivement dans la légende du sport chilien au même titre que le boxeur Martin Vegas, le footballeur Elias Figueroa ou les champions de tennis Fernando Gonzalez et Marcelo Rios, son idole.