Même les terres pour lesquelles jamais une autorisation de bâtir n'a été accordée entreront en ligne de compte, enrage Mieke Schauvliege, élue verte au Parlement flamand qui, chiffres à l'appui, démontre comment la nouvelle manière dont le gouvernement flamand entend indemniser ...

Même les terres pour lesquelles jamais une autorisation de bâtir n'a été accordée entreront en ligne de compte, enrage Mieke Schauvliege, élue verte au Parlement flamand qui, chiffres à l'appui, démontre comment la nouvelle manière dont le gouvernement flamand entend indemniser les propriétaires de terrains déclarés non constructibles " rendra les riches encore plus riches ". L'ancien système posait en effet comme préalable que le terrain puisse effectivement faire l'objet d'une autorisation de bâtir. Le nouveau supprime cette exigence et a, dans le même temps, radicalement modifié le mode d'indemnisation. Initialement, en effet, le dommage subi était considéré correspondre à la différence entre les prix d'achat ancien et actuel et indemnisé à hauteur de 80%. La nouvelle mouture porte ce pourcentage à 100% mais surtout, modifie la notion de prix actuel. C'est désormais la valeur de marché qui compte et non l'ancien prix indexé. Et cela fait, selon l'élue d'Aalter, une sacrée différence. En 2004, un terrain de 250 m2 valait en moyenne 23.500 euros. Indexé, il vaut 10 ans plus tard 28.862 euros et donne dès lors droit à une indemnisation de 23.090 euros. Au cours de la même période, le prix moyen du mètre carré a bondi de 94 à 179 euros de sorte que, selon le nouveau décret, l'indemnisation devrait s'élever à 250 x 179 euros, c'est-à-dire 44.750 euros, soit près du double !