Voici un restaurant italien qui n'a sans doute jamais aussi mal porté son nom. Spaghetti, cela fait petite gargote qui sert des plats à la chaîne de midi à minuit. Rien de tout cela ici, même si la façade un peu tristounette peut paraître rebutante. Aujourd'hui, Spaghetti joue dans la cour bruxelloise très relevée des véritables osterias. A l'instar de Fico et Ricciocapriccio dans le quartier du Châtelain à Ixelles. Et pour cause, Spaghetti est le deuxième bébé de l'équipe derrière le Sale Pepe Rosmarino à Saint-...

Voici un restaurant italien qui n'a sans doute jamais aussi mal porté son nom. Spaghetti, cela fait petite gargote qui sert des plats à la chaîne de midi à minuit. Rien de tout cela ici, même si la façade un peu tristounette peut paraître rebutante. Aujourd'hui, Spaghetti joue dans la cour bruxelloise très relevée des véritables osterias. A l'instar de Fico et Ricciocapriccio dans le quartier du Châtelain à Ixelles. Et pour cause, Spaghetti est le deuxième bébé de l'équipe derrière le Sale Pepe Rosmarino à Saint-Gilles, assurément la meilleure trattoria de Bruxelles. Sis à un jet de cannelloni du Ventre Saint-Gris à Uccle, Spaghetti propose à gauche du comptoir où sont préparés les antipasti une petite salle conviviale où le bois et le beige dominent et où Manuel Istace, un peu à la Warhol, a réalisé des variations colorées d'un portrait d'Ada Boni. Un restaurant qui glorifie cette légende culinaire, dont Il talismano della felicità demeure l'un des livres de cuisine les plus populaires en Italie, ne peut que ravir ses clients. On vient autant chez Spaghetti pour découvrir des vins que pour parcourir une carte resserrée. Sur un immense tableau noir, le restaurant propose une étonnante sélection de flacons souvent bios et véganes. Les blancs, les rouges et les rosés sont classés en fonction du prix de la bouteille. Et il n'y a rien au-delà de 30 euros! On ne saurait trop vous conseiller d'aller piocher dans les vins des Marche (dont un épatant Matesis bio), de l'Alto Adige et de Sardaigne (dont un étonnant Prendas, un vermentino de la Cantine di Dolianova), peu connus chez nous. Quant à la cuisine, aussi déclinée sur un tableau noir, tout est goûteux, équilibré et bien exécuté. Les antipasti - dont un très réussi carpaccio de poulpe - tournent aux alentours des 16 euros. Les primi piatti aussi sauf si vous prenez des pâtes à la truffe. Lors de notre passage, nous avons testé avec plaisir les rigoli (de gros spaghetti) aux écrevisses et citron et les fusiloni au fenouil, orange et guanciale, une viande séchée issue des joues du cochon. Les secondi piatti démarrent aux alentours des 23 euros et font la part belle aux grands classiques comme le veau au citron, les involtini (roulades) de veau ou le filet de boeuf à la truffe. Une bonne adresse pour passer une excellente soirée entre amis!