Selon le Forum économique mondial, le principal problème planétaire actuel pour le développement est le manque d'eau douce: pas moins de 37 pays sont au bord d'une dangereuse sécheresse, potentiellement létale. Avec le paradoxe que la montée du niveau des mers constitue une autre gravissime menace. L'un des moments forts de l'expo proposée par le Centre d'innovation et du design du Grand-Hornu est d'ailleu...

Selon le Forum économique mondial, le principal problème planétaire actuel pour le développement est le manque d'eau douce: pas moins de 37 pays sont au bord d'une dangereuse sécheresse, potentiellement létale. Avec le paradoxe que la montée du niveau des mers constitue une autre gravissime menace. L'un des moments forts de l'expo proposée par le Centre d'innovation et du design du Grand-Hornu est d'ailleurs une simple carte montrant les zones inondées des Pays-Bas en cas de poussée des eaux. Effrayant. Le propos d' Après la sécheresse est justement de voir comment de nouvelles techniques, souvent liées au design et aux arts plastiques, peuvent contribuer à ne pas interrompre le cycle de l'eau, celui qui connecte les nappes souterraines à ses complices naturels: nuages, plantes, arbres. Le tout en tenant compte de l'activité humaine dans ce processus en déséquilibre constant, notamment l'agriculture et l'industrie. Volontiers didactique, l'expo informe autant qu'elle ne surprend dans ses audaces plastiques. Certaines oeuvres penchent davantage vers la biotechnologie, comme cette série de machines à vapeur imaginées par Lennart Lahuis: grâce à un processus complexe, l'eau filtrée s'échappe en vapeurs contrôlées. D'où le slogan In The Air sortant de l'un de ces bizarres tonneaux. Au rayon pragmatique, on coche les dalles modulaires de Shneel Malik qui reproduisent la structure des feuilles et leur capacité à répartir l'eau dans les plantes. Et puis, du côté de la poésie, les créations en jarres transparentes de Francesca Sarti & Jane Withers sont à la hauteur de la petite merveille ( photo) signée par le CTRLZAK Studio. Soit une table où de précieux verres en cristal ont reçu de l'eau et des morceaux de charbon actif, ces derniers assainissant le liquide. Ce n'est pas (encore) buvable mais l'oeil du visiteur s'en trouve déjà bien rincé. A noter que le ticket pour l'expo donne également droit à la visite de celle de Johan Muyle qui se tient sur le site jusqu'au 18 avril.