Le ciel se dégage pour le groupe d'ingénierie wallon Hamon, le spécialiste des systèmes thermiques industriels qui emploie 1.600 personnes. Voilà un certain temps que son expansion internationale ne lui donnait plus satisfaction et que ses résultats étaient tombés dans le rouge, inquiétant ses créancie...

Le ciel se dégage pour le groupe d'ingénierie wallon Hamon, le spécialiste des systèmes thermiques industriels qui emploie 1.600 personnes. Voilà un certain temps que son expansion internationale ne lui donnait plus satisfaction et que ses résultats étaient tombés dans le rouge, inquiétant ses créanciers. Hamon avait en effet enregistré une perte de 5 millions en 2015, de 63 millions en 2016 et de 11,8 millions encore au premier semestre 2017. Le plan décidé voici quelques jours se décline en trois volets. D'abord, une augmentation de capital d'un minimum de 37,2 millions d'euros dans laquelle la Région wallonne, via la Sogepa, mettra environ 25 millions. ING, KBC et BNPP Fortis convertissent par ailleurs des créances de 8,7 millions d'euros en actions. Ensuite, une restructuration de la dette. Les six banques créancières de Hamon - ING, KBC, BNP Paribas Fortis, Société générale, HSBC et Commerzbank - consentent à un abandon de créance de 87 millions. Enfin, le groupe va se recentrer sur ses métiers de base : l'ingénierie des systèmes de refroidissement et de récupération de chaleur pour les industriels. Selon le patron du groupe, Bernard Goblet, Hamon devrait redevenir rentable en réalisant un chiffre d'affaires de 400 millions d'euros et en se recentrant sur ses activités profitables. Le groupe devrait notamment céder sa filiale française à problèmes, PHE/Hamon D'Hondt qui emploie 200 personnes à Valenciennes. En tout, ce plan de transformation devrait réduire les frais de 35 % d'ici 2019.