Greyhound fait partie intégrante du rêve américain. Les bus ornés d'un lévrier ont été de nombreuses fois immortalisés au cinéma, symboles d'une route vers un avenir meilleur. Créée en 1914, la société basée à Dallas est le seul opérateur nord-américain qui assure des lignes inter-cités de moyenne à longue distance. Au cours de l'année fiscale 2018-2019 clôturée fin mars, elle a transporté 17 millions de passagers et desservi 2.400 destinations pour un chiffre d'affaires de 645 millions de livres sterling. Mais, sous forte pression des lignes aériennes low cost, son bénéfice a été divisé en deux et n'est plus que de 11,4 millions de livres. Au bord de la faillite en 1990, Greyhound appartient à FirstGroup, une société britannique qui opère aussi des bus et des lignes de trains au Royaume-Uni. Sous la pression d'un actionnaire activiste, Coast Capital, FirstGroup va restructurer ses activités pour dégager plus de profit. Aux Etats-Unis, elle va se séparer de Greyhound pour se concentrer sur ses deux filiales qui travaillent sous contrat et dégagent deux tiers des profits du groupe. First Transit opère des lignes de bus locales à titre de transport public. First Student est aussi connu que Greyhound. Ce sont les fameux bus jaunes de ramassage scolaire. Au nombre de 42.000, ils ont dégagé l'an dernier un bénéfice de 173,5 millions de livres (+ 11%) et une marge opérationnelle de près de 10%. Au Royaume-Uni, FirstGroup va aussi vendre sa division de bus. Elle y détient un cinquième du marché public et transporte chaque jour près d'1,6 million de passagers, principalement dans des régions rurales. Jusqu'ici, curieusement, le groupe ne se retire pas de ses activités ferroviaires, largement déficitaires, et reste même en compétition pour opérer les premières lignes britanniques à grande vitesse à partir de 2026.