Le Grand-Hornu propose la plupart du temps deux expositions - pour un ticket d'entrée commun à prix raisonnable - qui se croisent dans des bâtiments voisins mais sous deux appellations différentes. Le MAC's (Musée des Arts contemporains) présente jusqu'au 12 janvier, 11 artistes sous le titre collectif Les abeilles de l'invisible. L'événement cible, de diverses manières, le thème de l'intériorité et de l'i...

Le Grand-Hornu propose la plupart du temps deux expositions - pour un ticket d'entrée commun à prix raisonnable - qui se croisent dans des bâtiments voisins mais sous deux appellations différentes. Le MAC's (Musée des Arts contemporains) présente jusqu'au 12 janvier, 11 artistes sous le titre collectif Les abeilles de l'invisible. L'événement cible, de diverses manières, le thème de l'intériorité et de l'invisible. Individuellement, certaines pièces laissent des traces intéressantes, comme l'installation de Thierry De Cordier - mi-cabane mi-casque de charbon - ou les 12 vases inversés de Fabrice Samyn. Mais l'ensemble de cette chorégraphie en 3D laisse un rien sceptique quant à une véritable filiation collective. Avec ces déviations éminemment contemporaines où un bac à lessive vintage ne devient pas une oeuvre véritable par la simple volonté de l'artiste, à savoir Maurice Blaussyld. Marcel Broodthaers se retournerait dans sa casserole de moules... Ces frustrations quant à l'homogénéité d'une expo et son manque de liant se dissipent dans le voisinage immédiat du MAC's. Soit les deux grands espaces dédiés au CID (Centre d'innovation et de design) toujours dans le même vaste ensemble architectural hainuyer. Nature morte/Nature vivante, qui prend place dans le bâtiment de gauche sur la cour du Grand-Hornu, s'avère un rien anecdotique, exception faite de cet intéressant film sur une impressionnante expérience végétale in vitro. Le fondement de la visite trouve une véritable grâce dans le bâtiment de droite, l'ancien magasin aux foins. D'abord par ce véritable dénominateur qu'est la lumière qui baigne ce lieu exceptionnel d'une même pénombre. En surgissent des manifestations différentes mais qui toutes croisent le design et une forme surprenante de nature. Que ce soit la fantastique sculpture de Marlène Huissoud - en partie réalisée avec des cocons de vers à soie - ou les objets fantomatiques et poussiéreux de Wieki Somers. A découvrir jusqu'au 8 mars. Entrée gratuite le premier dimanche du mois.