Florence Descampe fut, voici 25 ans, l'une des meilleures joueuses du monde, s'adjugeant six tournois sur le circuit européen et un sur le circuit américain. La championne belge termina deuxième d'un British Open et participa même en 1992 à la Solheim Cup, équivalent de la Ryder Cup chez les filles. Puis, de guerre lasse, elle mit subitement un terme à sa carrière. A 26 ans. " J'avais perdu le plaisir, le golf était devenu une souffrance. La solitude pesait des tonnes, surtout aux Etats-Unis. A la naissance de ma première fille, j'ai décidé de me consacre...

Florence Descampe fut, voici 25 ans, l'une des meilleures joueuses du monde, s'adjugeant six tournois sur le circuit européen et un sur le circuit américain. La championne belge termina deuxième d'un British Open et participa même en 1992 à la Solheim Cup, équivalent de la Ryder Cup chez les filles. Puis, de guerre lasse, elle mit subitement un terme à sa carrière. A 26 ans. " J'avais perdu le plaisir, le golf était devenu une souffrance. La solitude pesait des tonnes, surtout aux Etats-Unis. A la naissance de ma première fille, j'ai décidé de me consacrer à plein temps à ma famille et de ranger mes clubs... " Durant 10 ans, elle tourna carrément le dos aux greens. " Je ne regardais même plus le British Open à la télévision... " Puis, petit à petit, subrepticement, la passion est revenue. " Ma fille Elodie s'est mise à jouer. Je l'ai accompagnée sur ses premières compétitions. J'ai participé aux Interclubs avec mon club de Rigenée, j'ai mis mon expérience au service des jeunes de la Fédé... " Aujourd'hui, à 48 ans, le golf est à nouveau rentré dans sa vie. " En réalité, c'est l'amour du jeu qui me guide. Je suis une joueuse, dans le sens plein du terme. J'ai sans doute arrêté ma carrière professionnelle un peu tôt. Dans mon subconscient, il y avait peut-être un manque, comme si je n'avais pas terminé le travail. Avec le recul, je me dis que j'avais sans doute le niveau pour, peut-être, gagner un Grand Chelem et que j'aurais pu continuer encore quelques années. Mais, là, je suis en paix avec moi-même ! " En attendant de souffler ses 50 bougies - et de pouvoir participer aux compétitions internationales seniors - elle a refait du swing sa danse préférée. " Je m'entraîne régulièrement avec Jérome Theunis pour coach et je dispute l'un ou l'autre tournoi, notamment en Mid-Am. Je n'ai plus la puissance athlétique de mes 20 ans mais j'ai toujours la technique et la précision. Et je m'amuse vraiment sur les parcours ! " Sacrée championne de Belgique en Interclubs avec les Dames de Rigenée, elle a savouré les parties de foursomes jouées avec sa fille Elodie van Dievoet, 21 ans. " Elle termine ses études universitaires dans le Michigan et pratique le golf à un haut niveau. Mais je ne lui conseille pas de se lancer dans une carrière professionnelle. C'est tellement dur, seules les toutes meilleures sont récompensées... " Parallèlement, la plus grande joueuse belge de l'histoire accompagne, comme consultante, le World Amateur Tour, un circuit très exclusif qui propose aux passionnés de golf des escales sur les plus prestigieux parcours du monde. " Récemment, on a joué à Dubaï et à Turnberry. Un pur régal. Je prodigue des conseils aux participants, je leur apporte mon expertise, mon ressenti visuel. Oui, le golf fait plus que jamais partie de ma vie. Pour le plaisir. "