Cet été, Flagey On Air se remet dans la peau des émissions radio de la première moitié du 20e siècle, lorsqu'on se rassemblait en famille ou entre amis autour d'un poste T.S.F. aussi volumineux qu'une télévision. Il s'agira de profiter de ce qui fut l'extraordinaire Maison de la radio qui, dès les années 1930, diffusa des concerts enregistrés en public dans l'écrin imaginé par l'archi...

Cet été, Flagey On Air se remet dans la peau des émissions radio de la première moitié du 20e siècle, lorsqu'on se rassemblait en famille ou entre amis autour d'un poste T.S.F. aussi volumineux qu'une télévision. Il s'agira de profiter de ce qui fut l'extraordinaire Maison de la radio qui, dès les années 1930, diffusa des concerts enregistrés en public dans l'écrin imaginé par l'architecte moderniste Joseph Diongre. Si les services publics RTB et BRT - comme on disait alors - émigrèrent progressivement vers les locaux nettement plus informes du boulevard Reyers, Flagey connaît une deuxième vie depuis sa rénovation achevée en 2002. C'est donc le Studio 4, perle du lieu, qui accueillera durant six dimanches de l'été 2020 autant de concerts pour une audience limitée à 200 personnes, soit le quart de sa pleine capacité. L'événement marque un tournant : la preuve que le live musical reprend, par touches prudentes. Mais comme les soirées risquent de se révéler assez vite complètes (le public a besoin de sortir du virtuel), Flagey on Air fonctionne aussi via une retransmission sur Musiq3 et Klara. L'offre ? Essentiellement classique. Les festivités commenceront dès ce dimanche 5 juillet avec le pianiste russe Denis Kozhukhin, premier prix Concours Reine Elisabeth 2010, dans des oeuvres de Schubert, Haydn, Grieg et Ravel. Il sera suivi la semaine d'après par la Française Claire Désert qui, au clavier également, se lancera dans le sillage de Schumann et Beethoven. On cochera aussi le concert de Philip Catherine le 26 juillet qui, outre le contrebassiste Bart De Nolf et le pianiste Nicolas Andrioli, invitera sur scène un jeune batteur béninois dont on dit le plus grand bien : Angelo Moustapha. De quoi bien boucler un mois de juillet avant les trois prestations aoûtiennes sur lesquelles nous ne manquerons pas de revenir. Signalons que le cinéma de Flagey rouvrira également ses portes pendant l'été.