La nouvelle année golfique, qui a officiellement débuté à l'occasion du Tournoi des champions à Hawaï sur le PGA Tour, s'annonce intense et passionnante, à la fois sur les circuits européens et américains. Décryptage sous forme de quelques questions.
...

La nouvelle année golfique, qui a officiellement débuté à l'occasion du Tournoi des champions à Hawaï sur le PGA Tour, s'annonce intense et passionnante, à la fois sur les circuits européens et américains. Décryptage sous forme de quelques questions. Dix mois après son grave accident de la route, l'ancien n°1 mondial a participé avec son fils Charlie à une exhibition à Orlando. Ses sensations étaient bonnes. Mais de son propre aveu, il n'est plus capable de rejouer à plein temps sur le PGA Tour. Au mieux, si sa jambe droite le lui permet, le "Tigre" pourrait disputer, à la carte, quelques tournois sur des parcours qu'il apprécie, avec le secret espoir d'ajouter un 16e Grand Chelem à son palmarès. Une chose est sûre: s'il ne se sent plus capable de lutter pour les victoires, il évitera tout excès de zèle. Bien plus philosophe qu'autrefois, il a appris, du haut de ses 46 ans, à être heureux sans le golf! C'est loin d'être impossible. Thomas Pieters (actuellement 65e mondial) a affiché un net regain de forme à la fin de la saison 2021, notamment en remportant le Portugal Masters. Thomas Detry (94e) a également confirmé qu'il faisait définitivement partie de l'élite. Il ne lui manque plus qu'une première victoire pour franchir un nouveau cap. A terme, les deux champions ambitionnent d'évoluer davantage sur le circuit américain. Pour relever ce défi, le top 50 mondial est le sésame absolu. Et en golf, tout peut aller très vite. Les deux premiers tournois de la saison, à Abou Dhabi (20-23 janvier) et Dubaï (27-30 janvier), s'érigent en rampes de lancement idéales pour les deux fusées belges! Agé désormais de 39 ans, le champion bruxellois vient de signer deux saisons décevantes sur l'European Tour (deux top 10 en 33 tournois). Relégué à la 414e place du ranking mondial, il ne doit plus sa présence au plus haut niveau qu'à son exemption liée à sa victoire à l'Open de France de 2019. Bref, il doit impérativement se ressaisir en 2022 sous peine de perdre sa carte. Mais on peut lui faire confiance. D'abord, parce qu'il n'a rien perdu de son immense talent et qu'il est toujours capable de remporter n'importe quel tournoi. Ensuite, parce que c'est dos au mur qu'il a toujours réussi ses plus grands exploits. Un peu comme s'il avait besoin de ce surcroît d'adrénaline pour sortir le grand jeu. On espère juste que ses soucis aux reins qu'il vient de révéler (" néphropatie membraneuse primaire ") et qui affaiblissent son système immunitaire, ne le freineront pas. Certes, on dénombre aujourd'hui sept champions américains dans le top 10 mondial (et 14 dans le top 20). Mais on voit mal l'Espagnol Jon Rahm, actuel n°1, s'effondrer. Et on peut compter sur le Nord-Irlandais Rory McIlroy et, surtout, sur le jeune Viktor Hovland pour faire de la résistance. A 24 ans, le prodige norvégien occupe déjà la septième place du ranking. Il vient de signer un cru 2021 exceptionnel avec 10 top 10 en 26 tournois et un seul cut manqué. Ceci dit, c'est bel et bien la nouvelle génération américaine qui dicte sa loi, à l'image de Collin Morikawa, lauréat l'an passé de l'US Open et de la Race to Dubaï. Agé aussi de seulement 24 ans, le Californien excelle dans tous les secteurs du jeu. Certains en font même déjà le prochain number one.