Le 22 avril prochain, comme chaque année, la plupart des clubs belges proposeront une journée d'initiation ou de découverte à l'attention des swingueurs curieux ou débutants. Objectif de cette opération de promotion : susciter des vocations et inciter les hésitants à devenir membres.
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Le 22 avril prochain, comme chaque année, la plupart des clubs belges proposeront une journée d'initiation ou de découverte à l'attention des swingueurs curieux ou débutants. Objectif de cette opération de promotion : susciter des vocations et inciter les hésitants à devenir membres. La Fédération royale belge de golf recense aujourd'hui environ 65.000 licenciés dans 91 clubs. Le chiffre est en hausse constante. En 1980, on comptabilisait à peine 5.000 joueurs répartis en une quinzaine de clubs. Ceci dit, la situation n'est pas idéale pour autant. Certes, le golf s'est démocratisé et est allé à la rencontre d'un nouveau public. Il s'est médiatisé et est redevenu olympique. Et les exploits de nos meilleurs joueurs - Colsaerts, Pieters et Detry - ont participé à cet élan général. Financièrement, de nombreux clubs tirent néanmoins le diable par la queue, surtout côté francophone. La gestion quotidienne (entretien du parcours, achat des machines, personnel, etc.) est très onéreuse. Et il n'est pas toujours évident de remplir la colonne des recettes. D'où l'importance d'attirer de nouveaux joueurs. En Belgique, ce sont les clubs qui sont membres de la Fédération là où, dans la plupart des autres pays, ce sont les membres. Et ça change tout ! En France (500.000 affiliés) ou aux Pays-Bas (300.000), un golfeur peut obtenir sa licence et jouer ensuite au green fee. C'est simple et pratique. En Belgique, pour avoir le droit de pratiquer, un joueur doit obligatoirement être membre d'un club et s'acquitter d'une cotisation annuelle (entre 1.500 et 2.000 euros par an, avec parfois un droit d'entrée). Pour les juniors, qui bénéficient de tarifs avantageux, ce n'est pas beaucoup plus cher qu'une inscription dans un autre sport. Pour les seniors (50 ans et plus), qui ont du temps et qui représentent plus de 50% des licenciés belges, l'investissement est souvent vite rentabilisé. Mais pour les adultes actifs, qui ont charge de famille, c'est bien plus compliqué. En analysant la pyramide des âges des licenciés, on constate d'ailleurs un énorme trou d'air entre 25 et 50 ans. Sport chronophage, le golf est, du coup, souvent mis entre parenthèses par cette tranche de la population. C'est précisément pour faire swinguer ces adultes actifs que les clubs belges multiplient les actions. La plateforme Atgolf (club sans terrain) propose ainsi une cotisation annuelle de 151 euros qui permet à ses membres de jouer au green fee dans tous les clubs. Les petits tournois afterwork sont aussi devenus très tendance. Il s'agit de réunir, en fin de journée et en semaine, de jeunes cadres dynamiques pour une petite compétition sur neuf trous suivie d'une soirée fun et networking. Le succès de la Pep'ss Golf Cup, initiée par François Verheyen, en est une belle preuve. La création de véritables parcours publics - avec un esprit pay and play comme en Grande-Bretagne - serait une autre piste. Mais, en Belgique, cet éternel projet a désormais des allures de mirage...