On a découvert Fabrice Samyn il y a deux ans lors d'une expo collective, Les abeilles de l'invisible, au Mac's du Grand-Hornu. Le plasticien belge (1981) y abritait sous 12 cloches oblongues des couleurs reflétant l'infini du ciel. Poésie, traitemen...

On a découvert Fabrice Samyn il y a deux ans lors d'une expo collective, Les abeilles de l'invisible, au Mac's du Grand-Hornu. Le plasticien belge (1981) y abritait sous 12 cloches oblongues des couleurs reflétant l'infini du ciel. Poésie, traitement de l'imaginaire, possible engagement environnemental, sans oublier l'allusion plausible à l'érosion du temps... L'artiste n'est pas seulement multiple dans ses intentions, il l'est aussi dans les formes qu'il explore. Cet infatigable chercheur trace donc ses fantasmes dans des expressions diverses: sculptures, peintures, dessins, installations, photos. Entre autres. Ces choix se retrouvent aujourd'hui dans une septantaine de productions invitées aux Musées royaux des beaux-arts à Bruxelles. Particularité: le travail de Samyn s'insère parmi des oeuvres "classiques" faisant partie des collections des MRBA et de son comparse, le Musée Magritte. Il y a donc des pièces plutôt discrètes, qu'il faut pouvoir repérer entre les tableaux centenaires, mais aussi des interventions directes comme ce tronc d'arbre recouvert de feuilles d'or ou encore cet armoire garnie de nuages formés d'aragonite, matière polymorphe issue du carbonate de calcium.