Depuis le 14 octobre et jusqu'au 15 mai prochain, Europalia ne s'intéressera pas à un pays en particulier mais bien à la thématique ferroviaire, par essence voyageuse. Le sous-titre Trains & Tracks confirme l'intention de ne pas rester en place: pas vraiment un hasard dans un monde grandement contingenté depuis bientôt deux années. Dans les gares bruxelloises, à Anvers-Central, à Liège- Guil...

Depuis le 14 octobre et jusqu'au 15 mai prochain, Europalia ne s'intéressera pas à un pays en particulier mais bien à la thématique ferroviaire, par essence voyageuse. Le sous-titre Trains & Tracks confirme l'intention de ne pas rester en place: pas vraiment un hasard dans un monde grandement contingenté depuis bientôt deux années. Dans les gares bruxelloises, à Anvers-Central, à Liège- Guillemins et dans une demi-douzaine d'autres en Flandre comme en Wallonie, se tiendront de multiples performances. Du slam à l'opéra en croisant des rencontres littéraires et des concerts. Particularité, sur la ligne Ostende-Eupen, véritable traversée de la Belgique, Endless Express va exposer des installations d'une demi-douzaine d'artistes qui ont imaginé des oeuvres spécialement liées au thème de cet Europalia. On y racontera l'impact du train sur la société, la façon dont son invention a tissé de nouveaux types de communication, de rapport à la vitesse et à la modernité. Et ce à une époque, la nôtre, où le rail semble connaître un retour de faveur, notamment par la réouverture de lignes européennes qu'on pensait fermées à jamais. Une forme donc de voyage, aussi slow que durable. La volonté du festival est bien sûr d'examiner le passé mais aussi de pronostiquer les pistes d'avenir de ce transport. Cette remise en perspective passe notamment par Orient-Express, expo mise en scène par l'imaginatif François Schuiten au Train World. Sans oublier Voies de la modernité, autre expo tenue aux Musées royaux des Beaux-Arts qui explore la saga du train, de sa naissance jusqu'aux années 1950. Période de son apogée commerciale avant que la concurrence de l'avion semble pouvoir le démoder. Tout cela passera peut-être aussi par une réflexion sur les dysfonctionnements des lignes belges - ses retards endémiques - qui permettent des comparaisons. Par exemple avec le système japonais où le rail s'excuse... lorsqu'il est en avance.