L'IKOB n'est pas le plus connu des institutions de notre pays mais vaut néanmoins le détour. Fondé en 1993, ce Museum für Zeitgenössische Kunst est, jusqu'ici, le seul musée d'art de la communauté germanophone belge. Dédié à l'art contemporain, il est inst...

L'IKOB n'est pas le plus connu des institutions de notre pays mais vaut néanmoins le détour. Fondé en 1993, ce Museum für Zeitgenössische Kunst est, jusqu'ici, le seul musée d'art de la communauté germanophone belge. Dédié à l'art contemporain, il est installé à Eupen, dans un bâtiment à étages qui rappelle l'architecture brutaliste, par exemple celle des édifices bétonnés du South Bank londonien, comme le Royal National Theatre. Derrière cette apparence mastoc, l'IKOB propose 800 m2 consacrés à des artistes principalement belges, néerlandais, luxembourgeois et allemands. Cet espace au carrefour de trois pays a déjà exposé des artistes tels Roger Raveel, Luc Tuymans, Jan Fabre ou un hommage à Jan Hoet. Sans oublier les Berlinde De Bruyckere, Kati Heck, Marie-Jo Lafontaine ou Ann Veronica Janssens, artistes qui trouvent d'autant plus leur place dans le lieu que, depuis 2019, a été institué le prix IKOB pour l'art féministe. Outre la collection permanente, le musée présente d'ailleurs ces temps-ci à nouveau deux créatrices. D'une part, l'Anglaise Helen Anna Flanagan (photo), qui travaille la performance et l'installation jusqu'au 15 août. D'autre part, dès le 13 juin, Alexandra Tretter, Allemande emportée par un pop-art charnel et parfois carnassier.